Guerre en Ukraine : Couper le flux d’argent qui alimente la machine de guerre de Poutine
Le Sénat américain a adopté, le vendredi 7 août, un nouveau paquet de sanctions contre la Russie, visant particulièrement l’industrie des hydrocarbures. Ce texte, qui prévoit des droits de douane de 500 % sur les importations russes, doit encore être approuvé par la Chambre des représentants.
Les sénateurs ont voté à une très large majorité en faveur de ce projet de loi, qui se concentre sur le secteur des hydrocarbures. En raison des vacances parlementaires, un vote à la Chambre des représentants n’est pas attendu avant début septembre.
Le sénateur républicain Jim Risch, président de la commission des affaires étrangères, a déclaré : « Cette loi nous fait nous rapprocher d’une fin au conflit » entre la Russie et l’Ukraine. Il a ajouté que ces sanctions « couperont le flux d’argent qui alimente la machine de guerre de Poutine ».
Le projet de loi impose des droits de douane de 500 % sur les importations russes, y compris le gaz et le pétrole, et prévoit également des droits de douane de 100 % sur les cinq principaux pays qui importent des hydrocarbures russes, tels que la Chine et l’Inde. Des sanctions supplémentaires contre le président russe Vladimir Poutine et d’autres responsables sont également prévues.
Pour la première fois, les États-Unis ciblent également la flotte fantôme de la Russie, des navires utilisés pour contourner les embargos occidentaux depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Ce texte a été nommé en hommage à Lindsey Graham, sénateur républicain décédé le 11 juillet, qui avait plaidé pour de nouvelles sanctions.
Les autorités russes ont condamné ce projet de loi, le qualifiant de « mauvais service aux États-Unis ». L’ambassade de Russie aux États-Unis a affirmé que sanctionner la Russie pourrait être contre-productif, surtout dans le contexte d’une crise énergétique imminente et de la hausse des prix à la pompe.
En plus des sanctions contre la Russie, le texte vise à empêcher l’expiration des sanctions sur le secteur énergétique et d’armement de l’Iran.
Source : La Dépêche.



