Sécheresse : des aliments plus petits et invendables
La sécheresse et les canicules successives entraînent une hausse des prix pour certains fruits et légumes, ainsi que pour les œufs et les céréales.
En pleine récolte de pêches, Grégory Chardon, arboriculteur à La Roche-de-Glun (Drôme), constate des pertes sans précédent. Sur ses vingt hectares, aucun fruit n’a été épargné par les vagues de chaleur. Selon lui, « on a connu des canicules comme ça, mais successives depuis mai, avec des températures dépassant 40 degrés. L’arbre est en stress H24. » Ses abricots sont brûlés par le soleil et ne pourront pas être commercialisés. Il n’a d’autre choix que de les vendre aux industriels pour une transformation, une solution moins rentable.
Les poules d’un agriculteur souffrent également de ces conditions climatiques. Leur appétit est réduit, ce qui entraîne une diminution de la taille des œufs. « Je vends des gros œufs à 3,70 euros la boîte de six, tandis que les plus petits ne se vendent qu’à 2,50 euros, entraînant une perte de 1,20 euro par boîte, » explique-t-il. Ce producteur estime ses pertes annuelles à 12 000 euros.
Le secteur des céréales est également en crise. Rémi Ibanez, producteur de maïs à Escalans (Landes), déclare que près de 40 % de sa production a disparu en raison de la sécheresse. « Il va falloir importer du maïs de l’étranger, car nous allons manquer de production, » ajoute-t-il. Le prix du maïs a augmenté, passant de 203 euros à 229 euros la tonne depuis le début de la canicule.
Ces événements soulignent l’impact significatif du climat sur la production agricole en France, avec des conséquences directes sur les prix et la disponibilité des aliments.
Source : Franceinfo
