Sauver l’héritage du fonds de relance européen
Les pays nordiques de l’Union européenne affichent une attitude réservée face à l’idée d’augmenter la dette commune, malgré les besoins d’investissement colossaux de l’Europe, estimés à 800 milliards d’euros par an, soit 5 % du PIB de l’Union. Ce refus soulève des questions sur la viabilité économique et sociale de l’Union à long terme.
Contexte factuel
Le fonds de relance européen, la Facilité pour la reprise et la résilience (FRR), a été institué pour soutenir l’économie après la pandémie de Covid-19, avec un budget de 637 milliards d’euros. Bien que ce programme ait été conçu pour stimuler la croissance par le biais de subventions et de prêts, son efficacité est remise en question, notamment à cause des retards de versement et des préoccupations concernant la gestion des fonds.
Données ou statistiques
La Banque centrale européenne (BCE) a estimé que la FRR pourrait augmenter la production de la zone euro de 0,9 % d’ici fin 2023 et de 1,2 % d’ici 2031. Cependant, des retards dans les versements sont courants. Par exemple, le premier versement à l’Espagne n’est intervenu qu’en décembre 2021, bien après l’activation officielle de la FRR en février 2021.
Conséquence directe
La résistance des pays nordiques à l’augmentation de la dette commune pourrait limiter la capacité de l’UE à répondre à ses besoins d’investissement, compromettant ainsi son développement économique et sa cohésion sociale à long terme.
Source : Euractiv
