Quelles crèches pour demain?
Alors que le nombre de places augmente sans parvenir à répondre aux besoins, la pression s’accentue sur les structures, qui disent manquer de personnel qualifié. Dans le même temps, les attentes se transforment envers un métier qui connaît une évolution comparable à celle qu’a connue la profession d’infirmière. Données, reportage, témoignages: Le Temps s’est penché dans le quotidien des crèches suisses pour mieux comprendre ces enjeux. Retrouvez tous nos articles sur le sujet
Depuis plusieurs décennies, chercheurs, professionnels du secteur et responsables politiques tentent de définir ce qui caractérise un accueil de qualité. Cette question est d’autant plus pertinente que la crèche est devenue le principal mode d’accueil des enfants en Suisse romande, tandis qu’en Suisse alémanique et en Suisse italienne, les grands-parents demeurent le premier mode de garde. Cette tendance se retrouve également dans la plupart des pays européens et aux États-Unis. Les recherches sur le sujet sont nombreuses et parfois contradictoires. Une étude majeure est celle menée par le National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) aux États-Unis. Entre 1991 et 2007, plus de 1100 enfants ont été suivis, de la petite enfance jusqu’au milieu de l’adolescence, afin d’évaluer l’influence de différents modes de garde sur leur développement social, cognitif, émotionnel et langagier. Les résultats de cette étude soulignent l’importance d’une formation adéquate pour le personnel des crèches et l’impact significatif que cela peut avoir sur le développement des enfants. Face à l’augmentation des places en crèche, la question de la qualité de l’encadrement et des formations proposées devient cruciale, d’autant plus que le secteur fait face à une pénurie de personnel qualifié. Source : Le Temps.
