Salaires des personnels de l’Education nationale : stop au déni ! La revalorisation est urgente

Salaires des personnels de l’Éducation nationale : la revalorisation est urgente

En cette veille de rentrée, le ministère de l’Éducation nationale a publié une note statistique mettant en avant le salaire net moyen des enseignants pour 2024, chiffré à 3 090 euros. Ce chiffre a largement été relayé par les médias, présentant un portrait globalement favorable de la situation salariale. Toutefois, cette approche est critiquée pour son manque de nuance, alimentant ainsi le discours critique à l’égard des professeurs.

Cette mise en avant du salaire moyen masque des réalités plus complexes, notamment le vieillissement des enseignants, conséquence de réformes ayant repoussé l’âge de la retraite ainsi que d’un nombre de recrutements insuffisant. La comparaison des rémunérations sans tenir compte de l’avancement dans la carrière est jugée inappropriée, d’autant plus que le premier échelon d’un professeur certifié représentait en 1980 plus de deux SMIC, alors qu’il ne représente plus qu’1,04 SMIC à la rentrée 2026.

L’analyse des variations salariales entre 2023 et 2024, qui met en avant une augmentation, repose sur une revalorisation unique de 100 euros de l’indemnité de suivi des élèves en 2023. Cette revalorisation est la seule ayant concerné tous les enseignants, et elle fait suite à cinq années de gel des salaires. Aucune me de revalorisation n’est prévue pour les années 2024 à 2026.

De plus, les données statistiques du ministère semblent omettre des catégories importantes, notamment les femmes, qui subissent des inégalités salariales, ainsi que les contractuels, AED et AESH.

La Fédération Syndicale Unitaire (FSU) appelle à une politique salariale dynamique, incluant un rattrapage d’au moins 20 % de la valeur du point d’indice et une loi de programmation dédiée à la revalorisation des métiers de l’éducation. La dévalorisation de l’image des professions et l’écart entre les rémunérations et le temps de travail, estimé entre 41 et 44 heures par semaine, sont des enjeux cruciaux, notamment face à la crise de recrutement persistante.

Une journée de grève et de manifestations est prévue pour le 29 septembre, mobilisant l’ensemble des organisations de la fonction publique pour exprimer ces revendications.

Source : Ministère de l’Éducation nationale, FSU.

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