Les salaires des PDG des caisses d’assurance maladie : un plafond en vue
Les dirigeants des caisses d’assurance maladie en Suisse perçoivent des salaires atteignant des millions de francs. Le Conseil fédéral a récemment exprimé son intention de plafonner les rémunérations versées pour les activités liées à l’assurance de base. Cependant, l’impact de cette me sur les revenus élevés des PDG devrait être limité.
L’année dernière, Philomena Colatrella, directrice générale de la CSS, a perçu un salaire de 998’611 francs, la plaçant en tête des PDG des compagnies d’assurance maladie. Ses collègues, Roman Sonderegger d’Helsana et Andreas Schönenberger de Sanitas, ont également frôlé le million.
Cette situation a attiré l’attention du Conseil fédéral, qui soutient la motion du conseiller aux États socialiste Baptiste Hurni, visant à instaurer un plafond sur les rémunérations des PDG. Toutefois, la me ne s’appliquera qu’aux salaires liés aux activités de l’assurance obligatoire des soins (AOS), laissant de côté les revenus provenant d’autres activités, telles que les assurances complémentaires.
Baptiste Hurni a précisé que l’objectif de cette initiative est de montrer qu’il ne faut pas utiliser excessivement les fonds de l’assurance obligatoire. Malgré le plafonnement proposé, les revenus des dirigeants pourraient rester élevés, car les asurs maladie séparent déjà leurs rémunérations entre l’AOS et d’autres sources de revenus.
Concernant l’impact sur les primes des assurés, le Conseil fédéral a indiqué que l’assuré moyen a payé seulement 24 centimes par mois pour les salaires des PDG l’année dernière. Hurni a souligné que cette me vise à envoyer un signal de contrôle sur le système.
Le gouvernement propose que le plafond salarial soit aligné sur le salaire d’un conseiller fédéral, actuellement fixé à 478’166 francs pour les activités relevant de l’AOS. En 2022, seule la rémunération d’Andreas Schönenberger a dépassé ce montant, et il est probable que les entreprises puissent facilement compenser cette somme par d’autres revenus.
En somme, bien que le projet de plafonnement des salaires des PDG des caisses d’assurance maladie vise à réduire les excès, son efficacité pourrait être limitée, laissant intacte la tendance à la hausse des rémunérations dans le secteur.
Source : Blick



