Les incendies à Neufchâtel-Hardelot et Dannes sont contenus mais toujours pas fixés, plusieurs pistes envisagées pour en déterminer les causes

Incendies à Neufchâtel-Hardelot et Dannes : Situation Contenue mais Pas Résolue

Les incendies qui touchent Neufchâtel-Hardelot et Dannes sont contenus, mais toujours pas maîtrisés après trois jours de lutte. Ce vendredi 14 août, 180 pompiers sont mobilisés, alors que la région fait face à une sévère sécheresse. Les enquêteurs examinent plusieurs pistes pour déterminer les causes, notamment l’hypothèse d’une implication migratoire ainsi que l’usage d’une grenade lacrymogène de type MP7, rapportent nos confrères de La Voix du Nord.

Depuis le début des incendies, qui ont commencé mercredi 12 août après-midi, la surface touchée a atteint 190 hectares, s’étendant sur un périmètre de plus de 7 kilomètres. Au cours de la journée de jeudi, trois pompiers ont été blessés et une maison a été détruite.

Les efforts des sapeurs-pompiers se poursuivent. Alors que 233 pompiers étaient engagés jeudi, leur nombre a été réduit à 180 aujourd’hui. La préfecture a indiqué dans un communiqué qu’il était encore « trop tôt pour se prononcer sur les circonstances » des incendies.

Patrick Leleu, procureur adjoint au parquet de Boulogne-sur-Mer, a ouvert une enquête pour « destruction involontaire » et « destruction volontaire par manquement délibéré ». Il évoque une « piste des migrants », actuellement en évaluation. Les incendies ont débuté dans des zones forestières et des dunes, souvent utilisées par des migrants attendant une traversée vers le Royaume-Uni.

Des informations de La Voix du Nord indiquent que des gendarmes ont neutralisé deux embarcations, utilisant une grenade lacrymogène, qui pourrait être à l’origine du feu dans les dunes à Dannes. Pour Hardelot, des sources suggèrent que les migrants auraient eux-mêmes mis le feu à un semi-rigide.

La maire d’Hardelot a commenté la situation, soulignant que la « pression migratoire » n’est pas un phénomène nouveau et que la sécheresse actuelle fragilise davantage le territoire.

Les investigations se poursuivent, et la préfecture rappelle qu’aucune hypothèse ne peut être privilégiée avant les conclusions officielles.

Source : France 3 Régions

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