Changement de Régime au 1er Août : Préavis réduit et hausse des taxes
À partir du 1er août, plusieurs mes importantes entreront en vigueur en Belgique, impactant les contrats de travail et les taxes municipales.
Réduction du Préavis pour les Contrats de Travail
Les employeurs et les travailleurs pourront désormais rompre un contrat de travail durant les six premiers mois d’occupation avec un préavis d’une semaine. Cette évolution, annoncée par le ministre fédéral de l’Emploi, David Clarinval, s’apparente à un retour de la période d’essai, supprimée en 2014. Auparavant, le délai de préavis était de trois mois pour les trois premiers mois d’un contrat, puis passait à cinq semaines après six mois. La réforme vise à favoriser l’emploi des jeunes en facilitant les embauches pour les employeurs.
Augmentation des Taxes à Bruxelles
La Ville de Bruxelles a décidé de durcir sa politique de lutte contre les dépôts clandestins en augmentant plusieurs taxes sur les incivilités. À compter du 1er août, les dépôts clandestins « classiques » seront taxés à 1.000 euros par mètre cube, contre 500 euros actuellement. Les déchets dangereux et de construction subiront une hausse, passant de 1.000 à 2.000 euros par mètre cube. Les sacs-poubelle non autorisés déposés sur la voie publique seront désormais taxés à 400 euros par sac, une augmentation significative par rapport aux 150 euros d’aujourd’hui.
Modifications des Accises sur l’Énergie
Conformément à la loi-programme adoptée fin mai, les accises sur le gaz naturel et le mazout augmenteront, tandis que celles sur l’électricité diminueront. Selon le SPF Finances, la facture de gaz d’un ménage moyen utilisant le gaz naturel augmentera de 18,17 euros par an. Cependant, la baisse des accises sur l’électricité permettra à ce même ménage de payer 12,64 euros de moins pour son électricité, entraînant une augmentation globale de la facture énergétique d’environ 5,5 euros par an.
Ces changements, qui entrent en vigueur le 1er août, ont suscité des réactions variées parmi les acteurs sociaux et les responsables politiques, certains y voyant une nécessité pour moderniser le marché du travail et d’autres critiquant les nouvelles taxes.
Source : SPF Finances, Ville de Bruxelles
