Résultats du bac : entre larmes, soulagement et fierté au lycée André-Lurçat de Maubeuge
Il est midi et une trentaine d’élèves sont déjà présents devant le portail du lycée André-Lurçat. Le regard est rivé vers les panneaux où seront affichés les résultats du baccalauréat. Ils attendent dans un mélange d’impatience et d’angoisse. Certains tentent de masquer leur stress en discutant avec des amis ou avec leurs parents, d’autres restent silencieux. Parents et professeurs partagent également ce moment.
À 12 h 15, près de 330 élèves découvrent enfin le verdict. En quelques secondes, la cour se transforme en un tourbillon d’émotions. Des cris de joie, des accolades, mais aussi des larmes, de joie ou de déception.
« J’étais très stressée »
Parmi les premiers à rejoindre les panneaux, Naomie, 17 ans, élève en terminale générale avec les spécialités Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques et sciences économiques et sociales, affiche un large sourire. Elle décroche son baccalauréat. « Je suis contente, mais je m’y attendais un petit peu avec tous les efforts que j’ai faits. » La veille des résultats, Naomie était stressée et a très peu dormi. À quelques mètres de là, sa mère Stéphanie partage son émotion. « J’avais beaucoup d’appréhension. L’attente était longue. Maintenant, on va pouvoir fêter son bac. »
Des larmes de bonheur
Pour Cécilia, 17 ans, en baccalauréat professionnel vente, l’émotion est encore forte. Les larmes coulent dès la découverte des résultats. « J’ai pleuré mais de joie. » La jeune diplômée obtient son bac avec mention bien. Elle sait déjà comment célébrer cette réussite : un repas en famille. Même réaction chez Armandi, également en bac pro, qui obtient son diplôme avec la mention assez bien. Son premier réflexe : appeler sa maman. Tout son travail paye puisque son objectif principal était de rendre ses parents fiers.
Les enseignants vivent aussi l’attente
Les professeurs ne sont pas en reste. Romain Mullier, enseignant en biotechnologies en STS (Science-technologie-santé), discute avec les élèves et observe les sourires devant les panneaux d’affichage. Pour lui, le diplôme du baccalauréat est le bilan d’une année passée avec les élèves. « C’est une récompense autant pour eux que pour nous. Quand on les voit revenir avec le sourire, on est heureux. » Lui aussi reconnaît vivre les résultats avec une certaine appréhension. Depuis onze ans qu’il enseigne, il est presque aussi stressé que les élèves chaque année. Pour Ludovic Cesselli, proviseur du lycée, cette réussite est avant tout l’aboutissement d’une année de travail et d’efforts.
Source : La Voix du Nord