S’écrire entre femmes à la Renaissance : réseaux féminins européens
Les journées d’étude sur les échanges littéraires et intellectuels féminins à la Renaissance se tiendront les 5 et 6 octobre 2026. Ces événements s’orientent vers une approche transnationale des pratiques d’adresse entre femmes, telles que les correspondances, dédicaces et traductions, qui ont servi de formes de légitimation intraféminine. Ces journées mettront l’accent sur les circulations textuelles à travers l’Europe, en examinant des corpus variés en plusieurs langues, dont l’anglais, l’italien, le français, le latin et l’espagnol. Les résultats des échanges seront publiés en ligne dans la revue Les Mains invisibles.
Le programme débutera le 5 octobre avec un accueil des organisateurs à 14h, suivi d’une communication par Audrey Gilles et Agnès Lafont sur les réseaux féminins protestants entre la France et la Grande-Bretagne, à 14h30. Cette présentation mettra en lumière la correspondance entre Catherine de Bourbon et Elizabeth d’Angleterre, ainsi que les dédicaces d’Esther Inglis à des femmes de la noblesse protestante française.
À 15h30, Victoria Rimbert interviendra sur la correspondance entre l’humaniste Cassandra Fedele et Isabelle de Castille, en se concentrant sur les stratégies de persuasion de Fedele pour obtenir le soutien de la souveraine espagnole. Après une pause à 16h30, un atelier de traduction sera proposé.
Le 6 octobre, la journée commencera à 9h30 avec Adeline Lionetto, qui explorera les dialogues entre Marguerite de Navarre et les poétesses italiennes contemporaines. À 10h30, Nacéra Guenfoud présentera les relations entre Tullia d’Aragona et Éléonore de Tolède, mettant en avant les poèmes adressés à la duchesse et l’intercession de celle-ci dans un contexte judiciaire.
Ces journées d’étude visent à enrichir notre compréhension des réseaux féminins à la Renaissance, tout en soulignant l’importance des échanges littéraires dans la construction de sociabilités féminines à l’échelle européenne.
Source : Fabula
