Meurtre d’une surveillante : réquisitions attendues contre le collégien Quentin G.
Le procès de Quentin G., un collégien de 15 ans, s’est ouvert mercredi au tribunal pour enfants de Chaumont, après qu’il a été accusé du meurtre de Mélanie, une surveillante de son collège, l’an dernier en Haute-Marne. Les réquisitions du ministère public sont attendues ce jeudi.
La famille et les proches de la victime, âgée de 31 ans, ont assisté à l’audience en portant des tee-shirts à l’effigie de Mélanie, décrite comme une personne souriante et bienveillante. Des pancartes brandies par ses proches exprimaient leur douleur : « Une vie volée, une famille brisée. Notre justice est notre combat ». D’autres affichaient des revendications pour un jugement strict, soulignant que « la gravité des faits doit guider la justice », indépendamment de l’âge de l’accusé, qui avait 14 ans au moment des faits.
Élodie, une cousine de la victime, a exprimé le souhait que Quentin G. « ne sorte pas, qu’il reste enfermé, qu’il ne prenne pas vingt ans pour sortir au bout de dix », en raison de son jeune âge. L’accusé encourt jusqu’à 20 ans de réclusion criminelle, étant donné qu’il n’est pas passible de la réclusion à perpétuité.
Durant la première journée d’audience, consacrée à la personnalité de l’accusé, des experts psychologues et psychiatres ont été entendus. Le procureur de Chaumont, Denis Devallois, a précisé que Quentin G. serait de nouveau interrogé sur les faits avant les réquisitions. Le verdict est attendu dans la soirée ou le lendemain.
Le meurtre s’est produit le 10 juin 2025, lorsque Mélanie a été attaquée à l’entrée du collège Françoise-Dolto à Nogent. L’adolescent a été maîtrisé par un gendarme lors de son interpellation, blessant ce dernier à la main. En garde à vue, Quentin G. a déclaré n’avoir aucun « grief particulier » envers Mélanie, affirmant vouloir s’en prendre à « n’importe quelle surveillante ».
Sans antécédents judiciaires, l’adolescent aurait planifié son acte quelques jours avant le meurtre, après avoir été réprimandé par une surveillante. Selon le procureur, il ne présentait « aucun signe évoquant un possible trouble mental » et ne montrait ni regret ni compassion pour la victime.
Mélanie était mère d’un petit garçon de cinq ans, qui a été placé sous le statut de pupille de la Nation. Ancienne coiffeuse reconvertie dans l’Éducation nationale, elle était également conseillère municipale à Sarcey, commune voisine de Nogent.
Source : DNA
