Reprise des cannelés Baillardran à Bordeaux : « Une maison comme celle-ci ne peut pas disparaître »

Reprise des cannelés Baillardran à Bordeaux : « Une maison comme celle-ci ne peut pas disparaître »

Moins de vingt-quatre heures après avoir été désigné repreneur par le tribunal de commerce de Bordeaux, Christophe Sevin a dévoilé les grandes orientations de son projet pour Baillardran. Ce dernier souhaite mettre en avant un modèle « avant tout social », visant à restaurer le prestige de cette marque emblématique du patrimoine bordelais, qui, selon lui, possède les atouts nécessaires pour s’étendre au-delà de son territoire historique.

Baillardran, la plus ancienne marque de cannelés, traverse une période difficile depuis avril en raison de problèmes financiers. La situation a conduit à des incertitudes quant à l’avenir de l’entreprise et de ses 87 salariés. Sevin a affirmé qu’il se sentait comme le dépositaire d’un héritage qu’il doit valoriser et transmettre. Il a rencontré Philippe Baillardran et ses enfants, considérant qu’ils représentent l’ADN de la marque et qu’il est essentiel de les inclure dans le processus de relance.

La transition a été qualifiée de « rock’n’roll », car l’activité devait se poursuivre malgré l’incertitude. Sevin a pris l’initiative de rencontrer le personnel pour asr la continuité et écouter leurs préoccupations. Il a souligné l’importance de maintenir l’engagement des équipes, qui sont les premiers ambassadeurs de la marque.

Les cent premiers jours de la reprise seront consacrés à un volet social, avec l’arrivée d’une responsable réseau pour accompagner les équipes et repenser la distribution. Sevin a également indiqué que des efforts seront faits pour rétablir la confiance avec les partenaires et les clients, notamment en restructurant financièrement l’entreprise.

À partir de septembre, une phase de modernisation de la marque sera lancée, visant à la rendre plus contemporaine tout en respectant son histoire. Des nouveautés, notamment dans le secteur des boissons, sont également prévues pour accompagner le cannelé. Sevin a précisé que l’objectif est de redécouvrir le produit et de lui redonner de la désirabilité.

La marque a récemment été ternie par une condamnation pour pratiques commerciales trompeuses. Sevin a affirmé que son rôle est de restaurer la confiance des clients par la qualité du produit. Le cannelé de Bordeaux est indissociable de Baillardran, et il a l’intention de préserver et faire évoluer les recettes et savoir-faire de l’entreprise.

Cette reprise marque un tournant crucial pour Baillardran, avec l’espoir de redonner à cette institution bordelaise son éclat d’antan.

Source : Sud Ouest

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