Des tickets-restaurant pour relancer l’industrie
L’Association Restauration Québec (ARQ) propose l’introduction de tickets-restaurant pour stimuler l’achalandage dans les établissements de restauration. Inspirée par le modèle français, cette initiative permettrait aux employeurs de régler la note des repas de leurs employés, tout en sollicitant une exonération fiscale pour éviter l’imposition sur ces avantages.
Contexte
L’ARQ souligne que la hausse des prix des menus et le télétravail ont entraîné une baisse significative de l’affluence dans de nombreux restaurants, notamment durant l’heure du déjeuner. À l’approche de la campagne électorale, l’association souhaite présenter cette me au futur gouvernement comme une solution potentielle face à l’inflation. Les employeurs pourraient choisir d’offrir ces tickets, déterminant eux-mêmes le montant, et ces derniers pourraient être intégrés sous forme de carte numérique.
Données
En France, les tickets-restaurant existent depuis les années 1960 et sont utilisés par plus de cinq millions de salariés pour régler des repas dans environ 244 000 commerces. Cependant, ces tickets sont considérés comme un avantage imposable, un point soulevé par l’ARQ qui craint que cela limite l’intérêt des employeurs au Québec. Par exemple, un salarié avec un revenu brut de 50 000 $ et des tickets-restaurant d’une valeur de 4 000 $ se verrait imposé à hauteur de 1 027,60 $ en impôts fédéraux et provinciaux.
Conséquence directe
L’ARQ vise donc à sensibiliser le gouvernement et les partis politiques à l’importance d’une exonération fiscale pour rendre cette me plus attrayante tant pour les employeurs que pour les employés. La réponse des entreprises à cette proposition reste encore incertaine, l’ARQ n’ayant pas encore mené de sondage à ce sujet.
Source : La Presse.



