Rentrée scolaire : des mes pour renforcer la sécurité des enseignants
À l’approche de la rentrée scolaire, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé plusieurs dispositifs visant à améliorer la sécurité des enseignants, suite à une série d’agressions qui ont marqué l’année scolaire précédente. Parmi les incidents les plus graves, on se souvient de l’attaque au couteau d’une professeure d’arts plastiques par un élève de 3e à Sanary-sur-Mer (Var) en février dernier.
Pour cette rentrée, le ministre Édouard Geffray a précisé que plus de 27 500 contrôles ont été effectués depuis mars 2025, permettant la saisie de près de 1 000 armes blanches. Le ministère prévoit également de poursuivre son soutien aux établissements jugés vulnérables, avec un financement alloué à la rénovation des dispositifs de sécurité, tels que les alarmes et les clôtures, pour 900 établissements depuis 2004.
Sophie Vénétitay, secrétaire générale du syndicat Snes-FSU, souligne qu’une approche axée uniquement sur la sécurité ne suffira pas. Elle insiste sur la nécessité d’aborder le climat scolaire de manière humaine, indiquant que les syndicats réclament davantage de ressources pour la santé mentale des élèves. En réponse à cette préoccupation, Édouard Geffray a annoncé la création de 300 postes supplémentaires d’infirmières, d’assistantes sociales et de psychologues pour l’année 2026.
Une me controversée a également été introduite : un élève dont un parent menace la sécurité d’un membre du personnel pourra être contraint de changer d’établissement, selon un décret publié en juillet. Cette décision vise à protéger les enseignants, mais elle suscite des critiques. Jérôme Fournier, secrétaire national du SE-Unsa, a exprimé son inquiétude, affirmant que ce n’est pas à l’élève de subir les conséquences des actions de ses parents.
Ces mes visent à créer un environnement scolaire plus sûr, mais la question du climat scolaire reste au cœur des préoccupations des syndicats et des acteurs de l’éducation.
Source : DNA

