Renforcer les règles pour des réseaux sociaux plus sûrs
Afin de protéger les mineurs contre les effets néfastes des réseaux sociaux, les députés européens ont adopté, le 14 juillet, un rapport en faveur d’une meilleure application de la législation européenne. Ce rapport, issu de la commission de la culture et de l’éducation, a été approuvé par 17 voix pour, 3 contre et 4 abstentions. Les députés insistent sur la nécessité de régir l’environnement en ligne selon les principes de « respect de la vie privée dès la conception » et de « sécurité par défaut », tout en garantissant une conception adaptée à l’âge des utilisateurs.
Les députés soulignent la responsabilité des plateformes en ligne dans la protection des mineurs. Ils demandent l’interdiction des pratiques addictives les plus néfastes et encouragent l’intégration de mes de protection basées sur les risques dans les systèmes de recommandation. De plus, ils appellent à une plus grande transparence des algorithmes, afin que les jeunes utilisateurs puissent comprendre les raisons derrière les recommandations, les masquages ou les suppressions de contenus.
Le rapport propose également l’introduction d’un « mode jeunesse » désactivant la publicité ciblée et limitant les fonctionnalités addictives pour les mineurs. Par ailleurs, il est suggéré d’élaborer un code de conduite européen pour le marketing d’influence, afin de protéger les enfants des activités d’exploitation commerciale telles que le « kidfluencing » et le « sharenting ».
En matière de législation, les députés appellent à une cohérence entre les différents instruments juridiques de l’UE, y compris la directive sur les services de médias audiovisuels et le règlement général sur la protection des données. Ils proposent également des normes éthiques pour les « compagnons IA » et des mes pour limiter la prolifération de contenus générés par l’IA usurpant l’identité de journalistes.
Selon Eurostat, en 2024, environ 97 % des jeunes de l’UE utilisaient Internet quotidiennement, avec un temps moyen passé devant les écrans de neuf heures par jour pour les 11-14 ans, et de six heures pour les enfants de 8 à 10 ans. De plus, plus de 80 % des jeunes en Europe sont des utilisateurs quotidiens des réseaux sociaux, avec un temps moyen en ligne de trois heures par jour pour les enfants et adolescents âgés de 9 à 16 ans.
Ce rapport marque une étape importante dans la régulation des réseaux sociaux, visant à protéger les jeunes utilisateurs de l’impact négatif d’une utilisation excessive des écrans et des réseaux sociaux sur leur santé mentale.
Source : Commission de la culture et de l’éducation du Parlement européen.
