Violences, discriminations. Ce qu’il faut retenir du rapport d’une association sur le consentement en gynécologie
L’association StopVOG a publié le 17 juillet un rapport révélateur sur le consentement dans les consultations gynécologiques, après avoir recueilli plus de 10 000 témoignages de patientes à travers la France. Cette enquête met en lumière les violences gynécologiques et obstétricales dont sont victimes de nombreuses femmes.
Le rapport indique que plus de 80% des répondantes ont subi au moins une atteinte à leur consentement lors d’un examen gynécologique, souvent en raison d’un manque d’information préalable sur les procédures. Environ 84% des sondées affirment ne pas avoir reçu suffisamment d’informations sur les examens, ce qui constitue un obstacle à un consentement éclairé.
Près de 50% des participantes rapportent des atteintes graves au consentement, pouvant s’apparenter à des violences sexuelles. Parmi les actes les plus souvent cités figurent la pose du spéculum (20%), le toucher vaginal (15%) et le frottis (14%). Une patiente témoigne : « Le médecin a inséré ses doigts dans mon vagin sans me prévenir. Je l’ai vécu comme un viol. »
Le rapport révèle également que 45% des participantes se disent victimes de violences lors de consultations, avec près de 30% ayant subi des violences gynécologiques et 25% des violences obstétricales. Les gynécologues sont souvent cités comme auteurs de ces violences, représentant 40% des cas.
En outre, l’enquête souligne que près de 40% des répondants ont signalé des discriminations dans leur parcours de soins, incluant le sexisme, la grossophobie et le racisme.
Les conséquences de ces violences sont préoccupantes : plus de 70% des patientes déclarent s’être senties mal physiquement ou psychologiquement après une consultation. Cela a conduit certaines à interrompre leur suivi médical, avec des risques de troubles psychiques tels que l’anxiété et la dépression post-partum.
Face à ces résultats alarmants, StopVOG appelle à une meilleure sensibilisation des professionnels de santé sur le consentement et les droits des patientes, ainsi qu’à l’intégration de ces problématiques dans la formation médicale.
Source : Franceinfo.
