Frappes en Iran : ce rapport américain qui met en doute la stratégie de Donald Trump – L'Express

Frappes en Iran : un rapport américain remet en question la stratégie de Donald Trump

La dernière escalade de violence a ravivé les tensions entre les États-Unis et l’Iran, soulevant des interrogations sur la viabilité de l’accord de paix intérimaire signé en juin dernier. Alors que Téhéran intensifie ses opérations contre Bahreïn et le Koweït, Washington a mené une dixième nuit de frappes, ciblant des centres de commandement militaire iraniens, des capacités maritimes, des sites de lancement de missiles et des systèmes de défense aérienne.

Des explosions ont été rapportées près de la ville de Chiraz, ainsi que dans d’autres régions du pays, y compris Konarak, Chabahar, Khorramabad et un site civil près d’Abdanan, selon des médias d’État.

Les services de renseignement américains estiment que ces frappes n’auront probablement pas d’impact sur la position de l’Iran. D’après le Washington Post, les agences prévoient une impasse prolongée entre paix et guerre, indiquant qu’il est peu probable que l’Iran modifie sa position de négociation en raison de l’action militaire américaine. Ce constat repose sur une évaluation récente des services de renseignement, principalement de la CIA.

La survie du régime, priorité de Téhéran

Malgré la perte de plusieurs hauts dirigeants et d’une partie de son matériel militaire, le régime iranien a démontré sa capacité à résister. Une analyse de la CIA a suggéré que l’Iran pourrait survivre à un blocus naval américain pendant au moins trois à quatre mois avant d’être confronté à des difficultés économiques majeures.

Donald Trump continue d’intensifier les représailles, malgré les avertissements concernant la résilience de Téhéran. Jonathan Panikoff, ancien directeur adjoint du renseignement national américain pour le Proche-Orient, a souligné que l’administration Trump semble croire qu’une intensification des attaques militaires incitera l’Iran à se montrer plus conciliant, une analyse jugée erronée par des experts.

Les canaux diplomatiques ne sont pas totalement fermés. Face à la menace d’une guerre à plus grande échelle, les deux pays ont exprimé une ouverture à de nouvelles négociations. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien a déclaré que des messages de Washington avaient été reçus via des intermédiaires au Qatar.

Le statu quo semble donc persister, avec des négociations précédentes marquées par l’inflexibilité iranienne sur des points cruciaux, notamment son programme nucléaire. Cette intransigeance pourrait perdurer au sein des tensions internes entre dirigeants jugés pragmatiques et ceux perçus comme extrémistes.

Source : L’Express, Washington Post

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