Les propos racistes étaient constants à la Toulouse School of Economics

INFO FRANCE 3. Pendant plusieurs mois, un chargé de travaux dirigés de la Toulouse School of Economics (TSE) a subi des comportements inacceptables, tels que des saluts nazis, des filtres à singes sur des photos et des blagues racistes quotidiennes de la part d’un étudiant. Ce dernier a récemment vu sa sanction d’un an d’exclusion confirmée par la justice.

Le 12 novembre 2024, lors d’un cours de mathématiques, une promotion de première année a pris une photo de groupe où un étudiant a choisi de faire un salut nazi, mimant ainsi la moustache d’Adolf Hitler. Une enquête interne a révélé que cet étudiant était « moteur » d’une ambiance « détestable » au sein de la promotion. La situation a conduit à son exclusion temporaire de TSE.

Les témoignages recueillis ont confirmé que les « propos racistes étaient constants et quotidiens ». Selon la décision du tribunal administratif du 11 juin 2026, l’étudiant a été reconnu coupable d’avoir participé à des « blagues à l’encontre d’un chargé de travaux dirigés », d’avoir utilisé un filtre sur son smartphone avec des « singes ou des bananes » pour illustrer des photographies de cet enseignant, et de s’être moqué de son accent. D’autres étudiants ont également été impliqués dans ces comportements sans avoir été sanctionnés.

La section disciplinaire de TSE a été saisie pour un groupe de sept étudiants, mais seuls quelques-uns ont été sanctionnés. La situation était devenue si préoccupante que l’université a dû réorganiser les groupes pour protéger l’enseignant et garantir le bon déroulement des cours.

L’étudiant a été sanctionné d’une exclusion d’un an, dont six mois avec sursis. Le directeur de TSE a signalé les faits au procureur de la République en janvier 2025, mais à ce jour, il n’y a pas eu de suite à ce signalement.

L’enseignant visé a reçu le soutien du directeur de l’école et d’un référent sur les questions d’antisémitisme et de racisme. TSE a affirmé son engagement à maintenir un environnement de travail respectueux pour tous.

Quant à l’étudiant, il a été réintégré à l’établissement dès septembre 2025, en raison de considérations juridiques. Après avoir contesté sa sanction, le tribunal administratif a suspendu la décision en référé, permettant à l’étudiant de terminer sa première année et d’intégrer la deuxième année en septembre 2025.

Devant le tribunal, l’étudiant a tenté de minimiser ses actes, les qualifiant d' »humoristiques » et d' »irréfléchis ». Cependant, le jugement a clairement stipulé que des comportements à caractère antisémite ou raciste ne bénéficient pas de la protection de la liberté d’expression, indépendamment de l’intention de l’auteur.

Les incidents racistes ne cessent de croître à Toulouse, notamment parmi les jeunes. L’université de Toulouse Capitole n’est pas épargnée, ayant déjà été le théâtre d’autres incidents similaires.

Source : France 3.

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