Six morts dans une fusillade en Allemagne : ce qu’on sait
Des coups de feu ont retenti peu après midi dans la ville de Stade, en Basse-Saxe, dans le nord de l’Allemagne. Le bilan provisoire fait état de six morts, dont quatre femmes et un homme sur les lieux de l’attaque. Un autre adulte a succombé à ses bless à l’hôpital. Une personne supplémentaire a été blessée et est décrite comme étant « dans un état stable » selon la police locale.
L’incident s’est produit dans un centre d’aide pour jeunes en difficulté, situé dans la Dankersstraße, qui sert d’hébergement mère-enfant.
Dispute au sujet de la garde d’un enfant
Deux suspects ont été interpellés immédiatement, dont le tireur. Une porte-parole de la police a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un féminicide, mais que l’incident était lié au centre d’aide. La piste d’une « tragédie familiale » est privilégiée, bien que l’enquête soit en cours pour déterminer les circonstances exactes des faits.
Lors d’une conférence de presse, la ministre régionale de l’Intérieur a indiqué qu’une dispute entre le tireur, un homme de 45 ans, et une femme du centre concernant la garde de leur enfant serait à l’origine de la fusillade. La mère et l’enfant sont sains et saufs.
Un témoin a rapporté avoir vu un homme et une femme tenter de s’enfuir en voiture. Après avoir échoué à les arrêter, les policiers auraient ouvert le feu sur leur véhicule avant de procéder à leur interpellation.
Danger écarté
La police a qualifié l’incident d' »homicide » et a assuré qu’il n’y avait plus de danger pour la population de cette ville d’environ 50 000 habitants. Les autorités ont également mis en garde contre la propagation de fausses informations sur Internet concernant l’attaque.
Un important déploiement de forces de l’ordre, de sauveteurs et de psychologues était en cours dans la rue concernée, et les riverains ont été invités à quitter la zone ou à l’éviter autant que possible.
Réaction des autorités régionales
Le ministre-président Olaf Lies (SPD) a appelé à éviter toute « conclusion hâtive », soulignant que « l’heure est désormais au deuil, à la solidarité et à une enquête objective, et non aux spéculations et à l’inquiétude ».
Source : DW
