La députée Christelle D’Intorni a déposé le 4 février 2026 une proposition de loi visant à renforcer la cohérence du parcours de soins pour les patients atteints de maladies chroniques évolutives. Cette initiative cherche à valoriser la médecine de suivi et à soutenir la coopération pluridisciplinaire. (egora.fr)
La proposition de loi vise à clarifier les dénominations des structures de soins afin de distinguer les « maisons de santé » des « structures de soins non programmés ». Seules les structures pluriprofessionnelles organisées autour d’un projet de santé partagé, répondant aux exigences de coordination et de permanence des soins, pourront être qualifiées de « maison de santé » ou de « maison médicale ». Les autres structures proposant des soins ambulatoires « immédiats » seront désignées sous le terme de « structures de soins non programmés ». (egora.fr)
Cette clarification vise à lutter contre le « morcellement » du suivi médical, en redonnant sa force à la médecine de proximité. La députée souligne que la multiplication de structures proposant des consultations ponctuelles, souvent sans rendez-vous, contribue à déséquilibrer l’attractivité de la médecine de proximité. (egora.fr)
En France, environ 20 millions de personnes souffrent de maladies chroniques, un chiffre en augmentation, notamment en raison de la pandémie de COVID-19. Des thérapies non médicamenteuses validées scientifiquement par la Haute Autorité de Santé, telles que l’activité physique adaptée et le recours à un diététicien, ont fait la preuve de leur efficacité pour certaines pathologies. (politique.pappers.fr)
La proposition de loi de Mme D’Intorni s’inscrit dans un contexte législatif visant à améliorer la prise en charge des maladies chroniques. Par exemple, le décret n° 2023-235 du 30 mars 2023 a fixé la liste des maladies chroniques, des facteurs de risque et des situations de perte d’autonomie ouvrant droit à la prescription d’activités physiques adaptées. (legifrance.gouv.fr)
Cette initiative législative pourrait avoir des conséquences directes sur l’organisation des soins en France, en renforçant la coordination entre les différents acteurs de santé et en améliorant la qualité du suivi médical pour les patients atteints de maladies chroniques évolutives.
(egora.fr)
