Festival d’Avignon : « Ne soyez pas celui qui aura tout détruit »
Dans une tribune adressée au président Emmanuel Macron, plusieurs metteurs en scène programmés au Festival d’Avignon ont appelé à l’annulation immédiate des coupes budgétaires dans le secteur du spectacle vivant. Selon eux, ces mes menacent de « défaire ce que des décennies de politique culturelle ont patiemment construit ».
Cette déclaration a été lue le 12 juillet dans le cadre du festival, et signée par des figures importantes telles que Julien Gosselin et Rébecca Chaillon. Gosselin a présenté la pièce Maldoror, tandis que Chaillon a mis en avant La Parabole du seum.
Avant le début du festival, 28 structures du spectacle vivant, incluant des opéras et des orchestres, avaient déjà écrit au président pour dénoncer l’annulation de dotations prévues pour le second semestre 2026. D’après le ministère de la Culture, une partie des fonds sera finalement versée, mais 10 % du montant total reste en négociation avec le ministère de l’Économie.
Les signataires de la tribune soulignent l’urgence de la situation, affirmant que « les coupes budgétaires à répétition » les obligent à s’exprimer. Ils rappellent que le budget de la culture ne représente que 0,7 % du budget de l’État. Ils insistent sur le fait que le service public de l’art et de la culture est un bien commun, tout comme l’hôpital pour les soignants ou l’école pour les enseignants.
Les conséquences de ces coupes sont déjà visibles : spectacles annulés, saisons écourtées, et équipes artistiques et techniques précarisées. « Est-ce ce paysage de ruine que vous voulez laisser derrière vous ? », questionnent-ils dans leur tribune.
Source : Franceinfo
