Procès de Bertrand Venteau : tensions entre syndicats agricoles dans le Gers

Procès de Bertrand Venteau sous haute tension dans le Gers : le face-à-face entre syndicats qui ravive les fractures du monde agricole

Procès de Bertrand Venteau sous haute tension dans le Gers : le face-à-face entre syndicats qui ravive les fractures du monde agricole

Jeudi 3 septembre, le procès de Bertrand Venteau, président national de la Coordination rurale (CR), se tiendra à Auch, et s’annonce déjà sous tension. À 10 heures, ses soutiens se rassembleront devant le tribunal, tandis que la Confédération paysanne manifestera à midi sur la place de la Libération. Ces deux événements ravivent les tensions entre syndicats agricoles dans le Gers.

Le président de la Chambre d’agriculture du Gers, Lionel Candelon, qualifie cette mobilisation de « déclaration de guerre », dénonçant le soutien de la Confédération paysanne aux associations environnementales qui, selon lui, s’opposent aux projets nécessaires aux agriculteurs. « Quand j’ai appris cela, j’avais les jambes coupées », déclare-t-il.

Bertrand Venteau, éleveur bovin en Haute-Vienne, comparaîtra pour « provocation publique et directe non suivie d’effet à commettre un crime ou un délit ». Ses propos controversés, tenus en novembre 2025, affirmaient que « les écolos, la décroissance, veulent nous crever, nous devons leur faire la peau », entraînant 45 plaintes de la part de mouvements écologistes.

À la Confédération paysanne, Sylvie Colas, co-porte-parole, refuse de qualifier leur rassemblement de contre-manifestation. Elle insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une guerre de syndicats, mais d’une prise de position contre les propos de Monsieur Venteau. Dans son appel à manifester, intitulé « Brutaliser l’écologie, c’est s’attaquer à l’agriculture paysanne », le syndicat souhaite soutenir certains plaignants, affirmant qu’il est possible de concilier agriculture et écologie.

Cette situation suscite des inquiétudes quant à des risques de confrontation. Candelon souligne la crise que traverse le secteur agricole depuis cinq ans, où de nombreux agriculteurs peinent à payer leurs factures. Les tensions pourraient être exacerbées par la présence de figures politiques et écologistes, dont les noms circulent, alors que la préfecture annonce un « dispositif de sécurité adapté à l’événement ».

Les deux mobilisations se tiendront à quelques centaines de mètres l’une de l’autre, avec des centaines de participants attendus. Interrogée sur les risques de débordements, la préfecture n’a pas fourni de précisions supplémentaires.

Source : La Dépêche.

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