Présidentielle 2027 : L’environnement en retrait malgré l’éco-anxiété
À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, les préoccupations environnementales ne semblent pas occuper une place centrale dans le débat public, malgré la montée de l’éco-anxiété liée aux événements climatiques récents. Les études indiquent que, bien que la préoccupation pour l’environnement ait progressé dans l’esprit des Français, elle n’est pas en tête de leurs priorités. Selon l’Insee, parmi les sept enjeux principaux, l’environnement se classe au cinquième rang, n’ayant qu’un impact limité sur le choix des candidats.
Les canicules et incendies de l’été 2019 n’avaient pas eu de répercussions significatives lors des élections, et les experts estiment qu’il en sera de même pour les enjeux climatiques de cette année. « A priori non, ou peu », affirme un analyste, soulignant que l’éco-anxiété est perçue comme une angoisse saisonnière, tandis que des questions telles que le pouvoir d’achat et la sécurité dominent les préoccupations politiques.
À l’horizon d’avril 2027, la mémoire des crises climatiques pourrait s’estomper, tout comme celle de la crise du Covid-19. Les événements récents, comme l’incident migratoire à Ceuta, pourraient influencer davantage l’opinion publique que les épisodes d’incendies.
Un paysage politique en mutation
Les partis qui mettent l’accent sur les questions environnementales, tels que Les Écologistes et La France insoumise, ne semblent pas bénéficier d’un afflux de nouveaux sympathisants. L’écologie est devenue un sujet polarisé, et certains électeurs associent cette thématique à des idées de décroissance. Un expert évoque la « théorie de la pastèque », où le vert cache des idéologies plus radicales.
Quant aux partis traditionnellement climatosceptiques, comme le Rassemblement national, ils ont commencé à adoucir leur discours, citant des rapports du Giec pour soutenir leurs positions. Toutefois, leur base électorale reste majoritairement ancrée dans le climatoscepticisme, limitant ainsi les changements significatifs dans leur programme.
En résumé, bien que la crise climatique soit omniprésente, il est peu probable qu’elle devienne un enjeu majeur lors de la présidentielle de 2027, les électeurs semblant privilégier d’autres préoccupations.
Source : Le Progrès


