Présidentielle 2027 : inquiétudes croissantes dans le bloc central et à droite face au duel Philippe-Attal
À huit mois de l’élection présidentielle, un sondage Harris interactive-Toluna a suscité des réactions au sein du bloc central, exacerbant les tensions entre les équipes de Gabriel Attal (Renaissance) et d’Édouard Philippe (Horizons). Ces deux candidats, talonnés voire devancés par Jean-Luc Mélenchon, se retrouvent toujours loin derrière Marine Le Pen.
Dans une tribune publiée dans Le Monde, le maire de Cannes, David Lisnard (Nouvelle Énergie), a souligné la nécessité d’une « grande primaire ouverte à tous » pour la droite et le centre. Il a affirmé qu’« être responsable aujourd’hui, c’est comprendre que sans candidat désigné démocratiquement, la droite et le centre ne seront pas en me de l’emporter ». Lisnard, qui a quitté Les Républicains fin mars, a noté qu’« aucun candidat naturel ne s’impose à droite et au centre ».
Le sondage Harris interactive-Toluna, réalisé pour M6 et RTL, révèle que Jean-Luc Mélenchon pourrait se hisser au second tour dans trois des cinq scénarios envisagés, défiant ainsi Marine Le Pen, qui reste en tête. Le candidat Horizons, Édouard Philippe, a perdu trois points en un mois, se retrouvant à égalité avec Mélenchon à 17 % lorsqu’il est le seul représentant du bloc central. Gabriel Attal, quant à lui, est mesuré entre 14 et 15 % dans le même contexte, tandis que Bruno Retailleau des Républicains ne dépasse pas les 10 %.
L’entourage de Gabriel Attal a réagi en déclarant que « le jeu est en réalité plus ouvert que jamais » et que le sondage remet les compteurs à zéro. Ils soulignent que l’enjeu des prochains mois est de déterminer qui sera le candidat leader du bloc central. Cependant, les commentaires d’Attal sont perçus par certains comme un manque d’esprit de rassemblement, suscitant des critiques au sein de l’équipe d’Édouard Philippe.
Marc Fesneau, président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, a mis en garde contre les querelles internes, affirmant que la véritable menace provient des extrêmes. Il a insisté sur la nécessité de se concentrer sur les sujets qui unissent plutôt que de se diviser.
Gabriel Attal et Édouard Philippe, tous deux en campagne, ont indiqué qu’un rassemblement pourrait se concrétiser fin 2026 ou début 2027, selon les dynamiques observées. Un comité de liaison a été mis en place pour maintenir le contact entre les différents partis du bloc central, mais la question de la méthode de rassemblement reste ouverte.
Source : LCP



