Environ 1 500 personnes manifestent à Tours pour leur « liberté de danser »
Environ 1 500 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville de Tours, ce samedi 13 juin 2026. Ils ont protesté contre des propositions de loi qui visent à sanctionner plus durement les organisateurs de free party.
« On va nous entendre », promettent des pancartes dans le cortège. Au rythme des basses et de la musique techno, les manifestants se sont rassemblés place Anatole France. Leur objectif commun est d’exprimer leur opposition à une proposition de loi qui pourrait accroître les sanctions à l’encontre des organisateurs de ces événements. « Nous, on vient défendre notre liberté de danser », a déclaré Mel, ajoutant qu’ils souhaitent simplement faire la fête.
Une autre manifestante a souligné l’importance de défendre des valeurs de liberté et d’amour, affirmant qu’il n’est pas nécessaire d’imposer des règles strictes. L’organisation des soirées techno se fait souvent dans le secret, sans autorisation préfectorale. Les participants doivent généralement appeler un numéro pour recevoir des coordonnées GPS les guidant vers le lieu de la fête.
Les soirées, qui rassemblent plusieurs sound-systems, attirent des foules variables, culminant avec le Teknival, un événement souvent organisé autour du 1er mai. L’édition 2026 a eu lieu dans le Cher, sur un terrain militaire, et a rassemblé environ 20 000 personnes.
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a récemment annoncé que le gouvernement envisageait de durcir les sanctions contre l’organisation de rave-parties. Selon lui, organiser une rave pourrait bientôt être un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. Ce projet de loi a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 9 avril 2026.
Des participants à la manifestation ont exprimé leur inquiétude face à ces mes. « Ça sert à rien de vouloir durcir la loi, ça ramènera plus de grabuge qu’autre chose », a déclaré un manifestant. Ophélie, une habituée des free parties, a résumé : « C’est débile, ils ne peuvent pas mettre des milliers de personnes en prison juste pour avoir voulu danser ». Actuellement, les organisateurs de free party risquent 1 500 euros d’amende, tandis qu’il n’existe pas d’infraction spécifique pour les participants.
Source : France 3 Régions
