Poutine reconnaît une erreur sur les capacités d’attaque de Kiev contre des raffineries russes

Guerre en Ukraine :

Guerre en Ukraine : « Nous avons fait une erreur ».

Vladimir Poutine avoue qu’il n’imaginait pas Kiev capable d’attaquer des raffineries de pétrole en Russie.

Le président russe a admis que Moscou avait sous-estimé la capacité de l’Ukraine à cibler les raffineries russes. Depuis début 2026, soixante-dix attaques ont frappé ces infrastructures, réduisant la production de raffinage à son plus bas niveau en vingt ans.

Lors du Forum économique oriental de Vladivostok (FEE), ce jeudi 3 septembre, Vladimir Poutine a reconnu que son gouvernement avait mal évalué les capacités ukrainiennes à frapper les raffineries de pétrole. « Nous pensions qu’il s’agissait d’installations purement civiles et qu’elles ne pouvaient être la cible d’aucune attaque, même en période de conflit armé », a-t-il déclaré, tout en affirmant que son armée ne faisait que répondre aux attaques en bombardant l’Ukraine. « Mais sur ce point, nous nous sommes trompés. Notre adversaire, malheureusement, pense autrement. »

Les frappes de Kiev contre les infrastructures pétrolières russes interviennent après des années d’attaques russes contre le système énergétique ukrainien. Pendant les hivers précédents, Moscou a régulièrement ciblé le réseau électrique ukrainien ainsi que les systèmes de chauffage.

Cette déclaration de Poutine survient alors que les attaques de drones menées par l’Ukraine perturbent gravement le secteur énergétique. Depuis le début de l’année 2026, au moins 70 attaques ont visé les usines de traitement pétrolier, et en août, au moins sept raffineries ont dû stopper totalement ou partiellement leur activité. Ces destructions ont conduit à une chute de la production nationale de raffinage à son niveau le plus bas depuis 20 ans.

Face à cette situation, Vladimir Poutine, qui avait déjà reconnu une « certaine pénurie » de carburants, a prévenu les Russes de « se tenir prêts à toute éventualité » lorsque lui a été posé la question de savoir si la population devait s’habituer à cette situation.

Source : La Dépêche

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