Pollen et allergies : le pollen d’armoise, un ennemi tardif de l’été

Pollen et allergies : le pollen d’armoise, un ennemi tardif de l’été

L’armoise, plante commune en France, se trouve principalement en bordure de champs, dans les friches, le long des routes et dans les zones urbaines. Cette plante, répandue dans l’hémisphère nord, génère un pollen hautement allergisant à la fin de l’été, responsable de symptômes pouvant persister jusqu’à l’automne.

Pourquoi le pollen d’armoise provoque-t-il des allergies ?

Le pollen d’armoise est léger et se déplace aisément avec le vent, rendant son évitement difficile. Il contient une protéine allergène appelée Art v 1, qui déclenche des réactions allergiques chez la majorité des personnes sensibles. Récemment, une autre molécule, ArtCaM, a été identifiée, pouvant expliquer des symptômes plus intenses ou prolongés chez certains patients.

Quand observe-t-on la pollinisation de l’armoise ?

La saison pollinique de l’armoise commence généralement à la fin juillet ou début août et s’étend jusqu’à fin septembre ou octobre, selon les régions.

Quels symptômes provoque ce pollen ?

Pour les personnes allergiques, l’armoise peut induire :

  • Rhinite allergique : éternuements, nez qui coule ou congestionné.
  • Conjonctivite : yeux rouges, irrités, larmoyants.
  • Asthme allergique : toux sèche, parfois aggravée durant la période pollinique.

Les symptômes liés au pollen d’armoise peuvent être plus persistants que ceux causés par d’autres pollens, surtout chez les patients polysensibilisés, c’est-à-dire sensibles à plusieurs types de pollens.

Allergies croisées : un risque avec l’ambroisie

Le pollen d’armoise présente une forte réactivité croisée avec celui de l’ambroisie. De nombreuses personnes allergiques à l’armoise réagissent également aux pollens d’ambroisie, même sans exposition directe. Cette sensibilité croisée peut aggraver les symptômes respiratoires pendant la saison.

Influence de la météo sur la dispersion du pollen

Les journées chaudes, sèches et légèrement venteuses favorisent la dispersion du pollen d’armoise, tandis que la pluie réduit temporairement sa concentration dans l’air. Le changement climatique et les étés prolongés pourraient prolonger la saison pollinique, augmentant ainsi l’exposition allergique.

Diagnostic et prise en charge médicale

Un bilan allergologique, réalisé par un allergologue, permet de confirmer une allergie à l’armoise à l’aide de tests cutanés ou sanguins. Cette évaluation est cruciale pour distinguer une sensibilisation à l’armoise ou une réaction croisée avec d’autres pollens.

Comment atténuer les symptômes ?

Les traitements couramment prescrits incluent :

  • Antihistaminiques oraux pour soulager la rhinite et les démangeaisons.
  • Sprays nasaux corticoïdes et collyres pour réduire la congestion et l’irritation oculaire.
  • Bronchodilatateurs en cas d’asthme ou de gêne respiratoire.

L’immunothérapie spécifique, ou désensibilisation, peut être envisagée pour les cas sévères, en administrant progressivement l’allergène pour induire une tolérance à long terme.

Des mes pratiques peuvent également limiter l’exposition :

  • Éviter les sorties pendant les pics de pollen.
  • Garder les fenêtres fermées, notamment en voiture.
  • Laver les cheveux et vêtements le soir et sécher le linge à l’intérieur quand cela est possible.
  • Brosser les animaux avant leur entrée dans la maison.

Le pollen d’armoise, souvent sous-estimé, constitue un allergène tardif responsable de symptômes persistants du début août à fin septembre/octobre. Il touche une part significative des personnes allergiques, parfois en interaction avec l’ambroisie.

Source : Actualité Météo

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