Plus d’un quart des entreprises du secteur de la restauration sont déficitaires en France
La rentabilité des entreprises de restauration, qu’elles soient traditionnelles ou rapides, continue de se dégrader. Un nouveau baromètre, publié début septembre 2026, révèle que plus de 25 % des entreprises du secteur affichent des résultats déficitaires. Ce constat provient du baromètre « Image PME StatExpert », élaboré par l’Ordre des experts-comptables, qui a analysé les résultats de 2025 et les déclarations de TVA de 2026 de près de 40 000 entreprises.
Les restaurateurs, tant dans la restauration traditionnelle que rapide, expriment des inquiétudes croissantes. Bien que la fréquentation des établissements demeure relativement stable, la rentabilité s’effondre plus rapidement que l’activité elle-même. En effet, la différence entre le montant des additions et les coûts d’approvisionnement devient de moins en moins favorable aux restaurateurs. Les frais fixes, notamment liés à l’inflation dans l’agroalimentaire, aux prix de l’énergie et au coût du travail, pèsent lourdement sur les marges des entreprises.
Thierry Marx, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), souligne que sur un plat à 22 euros, le bénéfice net pour le restaurateur ne se situe qu’entre 40 et 60 centimes, représentant seulement 3 à 4 % de marge nette. Face à cette situation, les restaurateurs n’ont guère d’options : réduire la qualité ou la quantité des ingrédients tout en maintenant les prix, ou augmenter les prix au risque de perdre des clients.
Cette dynamique pourrait avoir des conséquences significatives sur la gastronomie française, favorisant une restauration industrialisée au détriment du fait maison, traditionnellement apprécié des consommateurs.
Source : Franceinfo

