Une pétition citoyenne dépasse les 500 000 signatures contre la présomption de légitime défense des policiers
Une pétition contre la proposition de loi visant à instaurer une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre a franchi, le 9 juillet, la barre des 500 000 signatures. Ce seuil symbolique pourrait permettre l’ouverture d’un débat au sein de l’Assemblée nationale, bien que le texte ait déjà été adopté en première lecture.
Les députés de La France Insoumise ont rapidement annoncé cette mobilisation sur leurs réseaux sociaux. La décision de débattre de la pétition revient à la Conférence des présidents, qui regroupe les chefs des groupes politiques de l’Assemblée.
Le projet de loi en question prévoit de reconnaître une présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes lorsqu’ils utilisent leur arme dans l’exercice de leurs fonctions. Cette proposition avait suscité de vifs échanges lors des débats à l’Assemblée nationale.
La gauche, notamment les socialistes et les communistes, qualifie cette me de « bles à l’État de droit », tandis que La France Insoumise évoque un « permis de tuer ». Le député Aurélien Taché a exprimé des inquiétudes quant à l’impact de cette loi sur l’ouverture des enquêtes après des tirs policiers, soulignant que les familles pourraient devoir intervenir pour déclencher une enquête.
À l’opposé, la droite, l’extrême droite et une partie du bloc central soutiennent cette me, arguant qu’elle vise à protéger les forces de l’ordre d’une suspicion systématique.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a critiqué cette mobilisation, la qualifiant d’« instrumentalisation politique scandaleuse de l’extrême gauche » et dénonçant la désinformation entourant le sujet.
Si un débat a lieu en raison du succès de la pétition, il pourrait rester principalement symbolique, étant donné que la proposition de loi a déjà été adoptée et est en cours d’examen au Sénat.
Source : RFI
