Nous faisons face à une situation exceptionnelle : plus de 40 000 personnes déjà victimes de coupures d’eau du robinet à cause des sécheresses en France
« La quasi-totalité du territoire est désormais en situation de sécheresse », a déclaré la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, lors d’un point presse, mercredi 12 août. « Nous faisons face à une situation exceptionnelle qui appelle à une mobilisation exceptionnelle. » Selon les dernières données, les coupures d’eau du robinet touchent désormais plus de 40 000 habitants, un chiffre en hausse par rapport aux plus de 30 000 personnes concernées le 27 juillet 2023.
Cette crise hydrique est attribuée à une sécheresse « installée, précoce, généralisée, durable et particulièrement intense ». La ministre a souligné que toutes les régions du pays sont en état de crise sur tout ou partie de leur territoire, entraînant des mes de restriction des usages de l’eau.
L’alimentation en eau potable est également sous tension dans plusieurs zones. La semaine dernière, l’approvisionnement de plus de 550 000 habitants était considéré comme étant en tension, tandis que près de 3 millions d’habitants demeurent en situation de vigilance. « L’eau potable restera toujours notre priorité », a insisté Monique Barbut. Début août, l’Office français de la biodiversité (OFB) avait recensé 1 373 cours d’eau touchés par des ruptures d’écoulement ou des assecs.
Face à cette situation, des restrictions de consommation d’eau s’intensifient, touchant près de 70 % du territoire au 9 août 2023. Les particuliers qui ne respectent pas ces mes s’exposent à une amende de 1 500 euros, qui double en cas de récidive. Pour les entreprises et collectivités, l’amende peut atteindre 7 500 euros.
Pour faire respecter ces interdictions, les forces de l’ordre collaborent avec l’OFB et les directions départementales des territoires (DDT). En Vendée, par exemple, 154 contrôles ont été réalisés en juillet 2023, dont environ 10 % se sont avérés non conformes, entraînant des suites administratives et/ou judiciaires.
Source : Femme Actuelle



