Plus de 33 000 dirigeants d’entreprises sans activité au premier semestre 2026
Plus de 33 000 dirigeants d’entreprises ont perdu leur emploi durant les six premiers mois de 2026, un chiffre en hausse de près de 7 % par rapport à l’année précédente, selon l’Observatoire GSC-Altares. Ce constat intervient dans un contexte économique français fragile, où les petites structures sont particulièrement touchées : les chefs d’entreprise de moins de trois salariés représentent près de 75 % des pertes d’emplois.
La situation s’est également détériorée pour les responsables de PME plus importantes. En effet, 694 dirigeants d’entreprises comptant au moins 20 salariés ont vu leur activité se terminer au cours de cette période. Les entreprises de plus de 50 salariés ont enregistré une augmentation de près de 52 % des pertes d’emploi comparativement à l’année dernière.
Les entreprises générant un chiffre d’affaires supérieur à cinq millions d’euros ont vu une hausse de 26,4 % des pertes, tandis que celles dépassant les dix millions d’euros affichent une augmentation de 47,3 %.
Hervé Kermarrec, président de l’association GSC, souligne que « la perte d’emploi du dirigeant peut toucher tous les profils d’entrepreneurs » et que « aucun chef d’entreprise n’est à l’abri ». La GSC, mise en place par des organisations patronales telles que le Medef et la CPME, vise à apporter une réponse financière aux pertes d’emplois des dirigeants.
Les dirigeants touchés exerçaient leurs fonctions depuis près de dix ans en moyenne, et près de vingt ans pour ceux à la tête de PME de plus de 20 salariés. Par secteur, la construction est la plus affectée, avec 7 718 dirigeants ayant perdu leur emploi, suivie par le commerce avec 6 971 entrepreneurs. L’hébergement-restauration a également subi une pression accrue, enregistrant une hausse de 10,4 % des pertes, tandis que les services aux entreprises ont vu une augmentation de 15,2 %.
Des disparités territoriales sont également notées, avec les Hauts-de-France affichant la plus forte hausse (+ 11 %), suivis par la Nouvelle-Aquitaine et la Bourgogne-Franche-Comté (+ 9,6 % chacune). L’Île-de-France, première région économique du pays, concentre près d’un quart des pertes d’emploi, touchant 7 860 dirigeants.
Enfin, selon Thierry Millon, directeur des études d’Altares, ces 33 000 pertes d’emplois de dirigeants ont entraîné environ 80 000 pertes d’emplois salariés.
Source : Observatoire GSC-Altares



