Les phrases à dire à un enfant épuisé par la reprise, au lieu de « dépêche-toi »
Le retour à l’école après les vacances peut être éprouvant pour les enfants. Les matinées deviennent un véritable parcours du combattant : s’habiller, retrouver ses affaires, préparer le petit-déjeuner et partir à l’heure. En fin de journée, le même schéma se reproduit avec les devoirs, la douche et le coucher. Les enfants semblent souvent à bout de nerfs, épuisés par cette nouvelle routine.
Pour les parents, ces journées sont également chargées, avec des horaires stricts à respecter. Dans ce contexte, le « dépêche-toi » peut rapidement devenir un refrain répétitif. Toutefois, il est essentiel de comprendre que les enfants, lorsqu’ils sont fatigués, n’ont pas besoin de rappel supplémentaire, mais plutôt d’un accompagnement adapté.
Après la rentrée, assouplir la manière de faire sans supprimer le cadre
La psychologue Cindy Felio souligne que la fatigue peut exacerber l’irritabilité et les émotions chez les enfants. Ainsi, un enfant qui, d’ordinaire, s’adapte facilement peut rencontrer des difficultés à suivre plusieurs consignes après une longue journée.
Il est crucial de ne pas abroger toutes les règles. Trouver un équilibre est primordial : reconnaître que l’enfant a moins de ressources tout en maintenant quelques repères simples. Cela signifie qu’il ne faut pas changer ce qui doit être fait, mais plutôt la manière de l’accompagner.
Des phrases à privilégier
« Je vois que tu es vraiment fatigué, je peux t’aider. »Cette phrase reconnaît la fatigue de l’enfant tout en lui offrant un soutien pour démarrer la journée sans annuler les obligations.
« On fait une chose à la fois. »Lorsque plusieurs tâches s’accumulent, il est préférable de les découper. Cela permet de ne pas submerger l’enfant et de lui donner un cadre clair.
« Oui, tu es épuisé, mais on se lave quand même les dents. »Reconnaître la fatigue ne signifie pas que l’enfant peut décider de ne rien faire. Il est important de maintenir les routines tout en adaptant les attentes.
Le cadre reste donc présent, mais le niveau d’exigence doit s’ajuster aux ressources de l’enfant. Cindy Felio précise qu’il n’est pas réaliste d’attendre de l’enfant qu’il fonctionne de la même manière à 18h un vendredi qu’à 10h un dimanche matin. Prendre en compte sa fatigue ne signifie pas renoncer aux règles, mais plutôt demander ce qu’il est encore capable d’accomplir à ce moment-là.
Source : Parents.fr

