Pesticides : ces sociétés savantes demandent au Conseil constitutionnel de cenr la loi agricole d’urgence

Pesticides : des sociétés savantes demandent au Conseil constitutionnel de cenr la loi d’urgence agricole

Un ensemble de sociétés savantes médicales et d’organisations engagées pour la protection de la santé publique a soumis une « contribution extérieure » au Conseil constitutionnel, sollicitant la cen de la loi d’urgence agricole. Cette loi prévoit la réintroduction dérogatoire de pesticides controversés, notamment les néonicotinoïdes.

Cette démarche intervient alors que le Conseil constitutionnel doit également examiner deux saisines déposées par des députés de gauche, qui s’opposent à cette loi adoptée par le Parlement. Dans leur contribution, les signataires, qui incluent des sociétés telles que la Société française d’Hématologie et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer, expriment leur inquiétude quant aux répercussions de cette législation sur l’environnement et la santé publique.

Les signataires mettent en avant les risques sanitaires associés à la réintroduction de certains pesticides, en citant des études scientifiques qui soulignent les dangers potentiels pour la santé humaine, tels que le développement neurologique altéré et les perturbations endocriniennes. Ils évoquent également les effets néfastes des néonicotinoïdes sur la fertilité et le développement, ainsi que les dangers liés à l’exposition simultanée à plusieurs pesticides.

Les auteurs de la contribution insistent sur le fait que cette loi pourrait constituer une atteinte au droit de vivre dans un environnement sain, un principe inscrit dans la Charte de l’environnement, qui a valeur constitutionnelle. Ils soulignent également que les conditions imposées à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) pour évaluer les demandes de dérogation ne garantissent pas une évaluation scientifique rigoureuse.

Cette situation soulève des préoccupations quant à la capacité de l’ANSES à traiter ces questions sensibles dans des délais impartis. Les critiques sur l’efficacité de cette agence avaient déjà été soulevées par des parlementaires de gauche, renforçant ainsi l’appel à une réévaluation de la loi d’urgence agricole.

Source : HuffPost.

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