Pesticides, pêche, aquaculture : 80 jeunes s’engagent pour la protection de l’océan
Quatre-vingts jeunes, dont un étudiant bordelais, se sont réunis pour élaborer des propositions concrètes pour la protection de l’océan. Devenus « ambassadeurs », ils vont désormais présenter leurs mes sur la pêche ou les pesticides aux élus pour tenter de faire bouger les lignes.
Pour la deuxième année, l’Ifremer, Les Petits Débrouillards et l’Académie du Climat organisent le Congrès des Jeunes engagés pour l’Océan. Quatre-vingts jeunes âgés de 18 à 28 ans participent du 8 au 10 septembre 2026 à un laboratoire d’idées, à Paris. L’objectif est de mieux comprendre les grands enjeux scientifiques liés à l’océan, confronter leurs points de vue avec ceux des chercheurs et construire des recommandations destinées à nourrir le débat public.
Parmi les participants, Maxime Drillon, 21 ans, étudiant en première année de master sciences de la mer à la Sorbonne, s’est penché sur la pollution océanique par les pesticides. « Ça me donnait envie de rencontrer des gens de plusieurs horizons », a-t-il déclaré. Son parcours l’a conduit à s’intéresser à l’océan après des stages en Albanie et en Suède.
Durant le congrès, les jeunes ont assisté à des conférences et rencontré des chercheurs ainsi que des personnalités comme la navigatrice Catherine Chabaud. Maxime a contribué à l’élaboration d’une me visant à limiter l’impact de l’agriculture intensive sur les zones côtières. « Nous avons proposé des aides pour créer des zones tampons afin de réduire le ruissellement des pesticides », a-t-il expliqué.
Lors de cette rencontre, une vingtaine de mes sont attendues de la réflexion des participants. Ces propositions seront présentées à des élus, notamment lors du « Tour de France – De la connaissance scientifique à la décision publique pour l’Océan », organisé par l’Ifremer.
François Houllier, président-directeur général de l’Ifremer, a souligné l’importance de l’implication des jeunes : « Ils ne doivent pas seulement être sensibilisés aux enjeux de l’océan, mais participer pleinement à la formulation des choix qui engageront leur avenir. »
Alors que l’océan subit des transformations rapides, Maxime Drillon espère que ces initiatives pourront éveiller de nouvelles consciences. « Les solutions ne peuvent venir que du collectif », conclut-il.
Source : Ifremer, France 3 Régions

