À Vesoul, la colère des étudiants après la fermeture de leur restaurant universitaire
Depuis la rentrée universitaire 2026, le restaurant universitaire du campus de Vesoul (Haute-Saône) est fermé, suscitant une vive réaction des étudiants. Une pétition a déjà recueilli plus de 600 signatures, dénonçant des alternatives jugées insuffisantes, notamment l’accès limité aux repas à un euro proposés au lycée professionnel de Luxembourg.
À Vesoul, la pause déjeuner est devenue une source de tension. Le CROUS Bourgogne-Franche-Comté a mis en place une nouvelle organisation de la restauration, mais cette solution ne satisfait pas les étudiants. En effet, environ 300 étudiants fréquentent le campus, alors que seulement 50 peuvent accéder aux repas au lycée Luxembourg, laissant 250 étudiants sans solution viable. Maxence Diry, étudiant en troisième année à l’IUT de Vesoul, souligne que l’accès sera « premier arrivé, premier servi ».
Pour ceux qui ne peuvent pas accéder au lycée, les alternatives se limitent à des distributeurs de sandwiches ou de repas sans le tarif à 1 euro, ainsi qu’un espace équipé de micro-ondes. Ces options sont jugées trop éloignées d’un véritable service de restauration universitaire. Les étudiants craignent également de devoir consacrer une partie importante de leur pause méridienne d’une heure et demie au trajet vers le lycée.
La vice-présidente du conseil régional, Laetitia Martinez, a reconnu les préoccupations des étudiants, tout en appelant à laisser le temps au nouveau dispositif de se mettre en place. La région a collaboré avec le CROUS pour asr que les étudiants puissent bénéficier de repas à tarif social et a mis en place une navette pour faciliter l’accès.
Le CROUS justifie cette réorganisation par une baisse significative de la fréquentation de l’ancien restaurant, avec 11 676 repas servis en 2025-2026, contre 15 701 l’année précédente. La directrice adjointe du CROUS, Sandrine François, a déclaré qu’il était nécessaire d’adapter un modèle devenu peu soutenable tout en continuant à garantir la mission de restauration sociale.
Une nouvelle étape est prévue d’ici la fin novembre, avec l’aménagement d’un espace de vie étudiante sur le site de l’IUT et de l’INSPE, où les étudiants pourront manger, travailler et se retrouver. Cependant, ces projets ne suffisent pas à rasr les étudiants mobilisés, dont la pétition continue de circuler, avec un objectif de 1 000 signatures.
Source : France 3 Régions

