Paris bientôt capitale des parcs d’attractions ? Un mégaprojet saoudien à 6 milliards d’euros, 22 000 emplois prévus

Paris bientôt capitale des parcs d’attractions ? Un mégaprojet saoudien à 6 milliards d’euros

Lundi, à l’Élysée, Emmanuel Macron et Mohammed Ben Salmane, prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, ont annoncé un investissement de 6 milliards d’euros pour la création de trois parcs à thèmes à Cergy-Pontoise, situé à 35 kilomètres au nord-ouest de Paris. Ce projet est porté par la Qiddiya Investment Company (QIC), détenue par le fonds souverain saoudien. Le site devrait inclure plusieurs parcs, des hébergements, des équipements culturels et sportifs, ainsi que des logements sociaux ou étudiants.

Selon les informations de l’Élysée, l’un des parcs pourrait être dédié à l’univers Dragon Ball. QIC a également mentionné qu’elle est en discussion avec des marques internationales pour d’autres licences. En Arabie saoudite, QIC développe Qiddiya City, une nouvelle ville qui comprendra le premier parc à thème Dragon Ball au monde.

L’investissement de 6 milliards d’euros est jugé conséquent par Vincent Philippe, fondateur de Funfair City, un observatoire des loisirs. Cependant, il souligne que les détails du projet restent flous et qu’il est essentiel de créer un effet d’annonce fort pour garantir sa viabilité à long terme. Le projet devrait générer environ 22 000 emplois directs, comparativement aux 20 000 employés de Disneyland Paris.

Le chantier s’étendra sur plusieurs années, sans calendrier précis pour le moment. La création d’un parc de loisirs nécessite un temps considérable, comme l’a montré l’extension de Disneyland Paris, qui a été annoncée en 2018 et qui ouvrira en 2026, après un investissement de 2 milliards d’euros.

Aucun objectif de fréquentation n’a encore été fixé pour ces nouveaux parcs. Pour référence, le Parc Astérix a accueilli 2,9 millions de visiteurs en 2025, tandis que Disneyland Paris revendique plus de 445 millions de visites cumulées depuis son ouverture en 1992.

La QIC vise une clientèle à la fois française et internationale, avec un accès facilité par les transports en commun depuis Paris. Toutefois, le revenu par visiteur est de plus en plus considéré comme un critère crucial pour le succès des parcs d’attractions.

Cette nouvelle offre pourrait-elle impacter le marché des parcs existants tels que Disneyland Paris ou le Parc Astérix ? Didier Arino, directeur général de Protourisme, estime que cela n’est pas nécessairement le cas, soulignant que la qualité de l’offre est déterminante dans le secteur du tourisme.

Vincent Philippe ajoute que le secteur des parcs d’attractions présente encore des opportunités de croissance, citant notamment le parc Universal en construction près de Londres.

Source : Le Télégramme

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