Le 10 septembre 2026, plus de 800 acteurs publics et privés se sont réunis à Station F, à Paris, pour la 12ᵉ édition des Universités d’Été de la Cybersécurité et du Cloud de Confiance (UECC). Lors de cet événement, David Amiel, ministre de l’Action et des Comptes publics, et Anne Le Hénanff, ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, ont signé le « Pacte Numérique et IA » aux côtés du Comité Stratégique de Filière Logiciels et Solutions Numériques de Confiance, de Numeum et d’Hexatrust. (presse.economie.gouv.fr)
Ce pacte vise à renforcer le dialogue entre l’État et la filière numérique française pour accélérer le déploiement de solutions souveraines dans les domaines stratégiques de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et du cloud. Il s’inscrit dans le plan de sécurisation numérique et cyber annoncé par le gouvernement le 30 avril 2026, doté de 200 millions d’euros, destiné à renforcer les systèmes d’information de l’État, ses capacités de détection et la cryptographie post-quantique. (alliancy.fr)
Le gouvernement s’engage ainsi à renforcer le dialogue entre l’État et la filière pour accélérer le déploiement de solutions souveraines au sein de l’État et la maîtrise par l’État de ses déploiements dans les domaines stratégiques de la cybersécurité, de l’intelligence artificielle et du cloud. (presse.economie.gouv.fr)
Ce dialogue sera piloté par la direction interministérielle du numérique (DINUM), appelée à devenir l’Autorité référente pour l’intelligence artificielle et le numérique de l’État (ARIANE). (horizonspublics.fr)
Cette initiative marque une étape significative dans la stratégie de réduction de la dépendance technologique de la France, en rapprochant les besoins technologiques de l’État des capacités des entreprises françaises du numérique de confiance et de l’IA. (alliancy.fr)
Le pacte est valable trois ans et renouvelable, et intervient dans un climat marqué par plusieurs incidents de cybersécurité touchant des administrations, notamment les fuites de données révélées à l’ANTS (Agence nationale des titres sécurisés) et à la DGFiP, qui ont ravivé le débat sur la dépendance de l’État aux technologies étrangères. (refrance.fr)
Cette collaboration renforcée entre l’État et la filière numérique française devrait permettre d’accélérer le déploiement de solutions souveraines et de renforcer la résilience numérique du pays.

