Ouverture de la session extraordinaire 2026 : Ousmane Sonko défend la légalité de la convocation par le Bureau de l’Assemblée nationale
Le président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a inauguré ce lundi la session extraordinaire de l’année 2026. Lors de son allocution, il a rappelé le cadre juridique régissant le fonctionnement de l’institution parlementaire, tout en répondant aux critiques entourant la convocation de cette session.
Dans un premier temps, Ousmane Sonko a souligné que l’Assemblée nationale agit conformément à la Constitution et à son règlement intérieur, établi par la loi organique n° 2025-11 du 18 août 2025. Il a affirmé que l’importance des missions de l’Assemblée a justifié l’adoption de cette loi organique, qui a un statut supérieur aux lois ordinaires, afin d’organiser le fonctionnement de l’institution.
Le président s’est ensuite attardé sur l’article 7 de la loi organique, qui justifie la convocation de sessions extraordinaires. Cette disposition stipule que l’Assemblée peut être réunie sur un ordre du jour déterminé, à l’initiative du Bureau, d’une demande écrite de plus de la moitié des députés, ou d’une décision du président de la République.
Face aux contestations concernant la compétence du Bureau pour convoquer cette session, Sonko a réaffirmé que seul le règlement intérieur doit être pris en compte, tout en reconnaissant que certaines confusions peuvent exister chez ceux qui se réfèrent aux anciens règlements.
Il a également précisé que la session se déroule sur une durée de quinze jours, conformément à la loi organique. Au cours de cette période, cinq textes seront examinés : trois projets de loi du gouvernement et deux propositions de loi. Les dossiers non traités dans ce délai ne pourront pas être examinés lors de cette session, le calendrier devant être fixé lors de la Conférence des présidents.
Enfin, Ousmane Sonko a évoqué le régime juridique des commissions d’enquête parlementaires, précisant que leur mission est temporaire et se termine avec le dépôt du rapport auprès du Bureau de l’Assemblée, dans un délai de six mois après leur mise en place.
Source : www.dakaractu.com



