Procès d’Olivier Bouygues pour destruction d’espèces protégées
Le procès du milliardaire Olivier Bouygues et de cinq co-prévenus a débuté lundi devant le tribunal correctionnel d’Orléans. Ils sont accusés de destruction d’espèces d’oiseaux protégées sur son domaine de chasse en forêt de Sologne. M. Bouygues, fils de Francis Bouygues, fondateur d’un grand groupe du BTP, est présent à l’audience qui devrait durer deux jours.
Les investigations, menées suite à une dénonciation anonyme, révèlent des pratiques illégales « en cours depuis de nombreuses années » sur son domaine. Les enquêteurs ont découvert un charnier d’oiseaux protégés, incluant des faucons crécerelles et des grandes aigrettes, sur sa propriété.
Plusieurs chats domestiques et sauvages
Des chats domestiques et sauvages ont également été tués, car ces espèces gêneraient la prolifération du gibier. Les gendarmes ont saisi du matériel prohibé, notamment des armes et une cinquantaine de pièges à mâchoires, ainsi que des documents relatifs aux espèces à éliminer. Une pelleteuse utilisée pour l’enfouissement des cadavres a également été saisie. Les six prévenus encourent jusqu’à sept ans de prison et 750 000 euros d’amende.
« Extrêmement grave »
Début juillet 2025, à la suite d’une perquisition, plusieurs personnes, dont M. Bouygues, avaient été placées en garde à vue. Une source proche de l’enquête a qualifié les faits de « gravité extrême ». Une enquête a été ouverte pour atteinte illicite à la conservation d’espèces protégées et destruction d’espèces animales non domestiques. Les prévenus nient les faits, selon la procureure d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren.
« La réglementation est faite pour tous »
Le président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) a déclaré que ce procès est « symbolique » et espère qu’il servira d’exemple pour d’autres. Une quinzaine d’associations de protection de l’environnement se sont constituées parties civiles, ainsi que la Fédération départementale des chasseurs du Loiret.
Source : AFP.

