Okala : les riverains redoutent une démolition brutale de leurs habitations -

Okala : Les riverains redoutent une démolition brutale de leurs habitations

Un collectif de riverains d’Okala Village et d’Éniang-Malen, dans le nord de Libreville, a dénoncé lundi le risque d’une démolition « brutale » de leurs habitations, prévue dès mardi dans le cadre des travaux d’élargissement de la voie desservant le futur échangeur d’Okala.

Selon le collectif, l’opération serait menée par l’Agence nationale de l’urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC), sans concertation préalable ni indemnisation des habitants concernés. Édouard Ékomi, porte-parole du collectif, a exprimé son inquiétude face à l’absence d’informations précises sur l’emprise exacte du projet, indiquant : « On ne sait pas si c’est 15, si c’est 20, si c’est 10 mètres. » Il a appelé le président de la République à intervenir pour que le dossier soit examiné « avec davantage de précaution ».

Les riverains affirment ne pas s’opposer à l’amélioration de la route, mais souhaitent préserver le village et ses espaces familiaux. Un tracé alternatif a été proposé par le collectif, à ses frais, afin de contourner certaines zones d’Okala.

Alphonsine Ngoua Mba, veuve et représentante des habitants, a rappelé que le projet avait déjà fait l’objet de discussions par le passé. Elle a souligné que « les populations sont favorables à l’amélioration de la voie », tout en contestant « toute opération qui conduirait à la destruction de leurs habitations et à la profanation des tombes présentes dans le village ».

Les riverains ont demandé la suspension de toute démolition jusqu’à ce qu’une concertation puisse s’organiser avec les autorités, afin de trouver des solutions pour les habitations, les biens et les sépultures concernés.

Le projet d’échangeur d’Okala s’inscrit dans un vaste programme de modernisation du réseau routier de Grand Libreville, visant à désengorger l’axe reliant les quartiers nord de la capitale au centre-ville, souvent saturé aux heures de pointe. Des opérations de démolition de constructions jugées anarchiques ont déjà eu lieu dans d’autres zones de Libreville, comme la Baie des Cochons, dans le cadre de ce programme.

Source : Gabon Actu

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