Mali: «La possibilité d’une offensive militaire américaine reste assez limitée»

Mali : « La possibilité d’une offensive militaire américaine reste assez limitée »

Le 22 juillet, le Washington Post a rapporté que l’administration Trump envisageait des options militaires au Mali, selon des responsables. Un expert contacté par RFI a déclaré que « la possibilité d’une offensive militaire » contre le groupe jihadiste Jnim, qui a intensifié ses attaques en avril avec les indépendantistes du FLA, « reste assez limitée ». Il a précisé que si une intervention américaine devait se concrétiser, elle prendrait probablement la forme de frappes aériennes. Le ministre malien des Affaires étrangères a, quant à lui, souligné n’avoir reçu « aucune information, aucune déclaration officielle des États-Unis ou d’officiels américains sur cette question ».

L’article du Washington Post indique également qu’il existe des « divergences » au sein de l’administration américaine concernant cette éventuelle intervention. Récemment, les États-Unis ont mené une opération militaire au Nigeria, ce qui pourrait influencer leur approche au Mali. Depuis un an, les deux pays ont initié un rapprochement, avec la coopération sécuritaire comme sujet central.

Andrew Lebovitch, chercheur américain à l’Institut Clingendael, a indiqué que le débat sur ce sujet se déroule au sein de l’administration américaine. Selon lui, les impacts d’une frappe américaine au Mali seraient probablement très limités. Il a noté qu’il n’y a pas de forces américaines sur le terrain et que le contexte est très différent de celui du Nigeria.

Interrogé sur la nécessité d’un nouvel acteur sécuritaire au Mali, où les forces russes de l’Africa Corps opèrent déjà aux côtés des Forces armées maliennes, Lebovitch a conclu qu’une intervention supplémentaire ne changerait pas la situation. Même si les États-Unis réussissaient à cibler un cadre du Jnim ou de l’État islamique, cela ne suffirait probablement pas à modifier le paysage sécuritaire.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a exprimé des réserves sur les informations relayées par les médias, affirmant qu’aucune déclaration officielle n’a été faite par les États-Unis. Il a insisté sur le fait que le Mali ne compte pas sur d’autres pour résoudre ses problèmes de sécurité.

Enfin, le 25 avril 2026, le Front de libération de l’Azawad et le Jnim ont lancé des attaques coordonnées, entraînant la prise de contrôle d’une partie du nord du Mali et la mort du ministre de la Défense.

Source : www.dakaractu.com

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