Noyades en hausse de 20 % : des jeunes de 11 à 16 ans formés aux gestes qui sauvent dans l’Hérault
C’est une initiative qui perdure depuis plusieurs années sur le site du Pont du Diable, près de Saint-Guilhem-le-Désert. La Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault organise chaque été un stage de sécurité aquatique en rivière destiné aux adolescents de 11 à 16 ans des centres aérés.
Le courant est calme en contrebas du Pont du Diable, un endroit particulièrement prisé par les jeunes, malgré les dangers qu’il représente. Ce site a déjà connu plusieurs tragédies. Il constitue un terrain de jeu idéal pour sensibiliser les jeunes nageurs à la sécurité aquatique, surtout dans un contexte où, depuis le début de l’été, le nombre de noyades a augmenté de 20 % en France. Les victimes sont majoritairement des mineurs ou des seniors, et les départements les plus touchés se situent dans le sud de la France et sur les littoraux. Dans l’Hérault, sept personnes sont déjà décédées par noyade depuis le début de l’année, sur un total de 142 en France.
« Il y a beaucoup de noyades. L’objectif aujourd’hui est de sensibiliser les jeunes de tout le territoire aux réflexes à adopter face à une noyade, que ce soit dans des lieux publics ou privés, afin qu’ils puissent prodiguer les premiers gestes nécessaires », explique Pierre Bellemère, responsable « sport et jeunesse » à la Communauté de communes de la Vallée de l’Hérault.
Les apprentis sauveteurs participent à de nombreux exercices pratiques. Ethan, 11 ans, témoigne : « J’aime bien pour peut-être après sauver quelques personnes, au cas où. » D’autres jeunes, comme Angelo, évoquent la difficulté des exercices, notamment celui de tenir à trois sur une planche de sauvetage, tout en gardant le moral malgré quelques chutes dans l’eau.
Les fortes chaleurs et les canicules successives sont des facteurs qui contribuent à l’augmentation des noyades. Plus il fait chaud, plus les gens cherchent à se rafraîchir, ce qui accroît les risques d’accidents. Par ailleurs, plus d’une noyade sur deux se produit dans des zones où la baignade est interdite.
L’association Aqualove encadre le stage au Pont du Diable, proposant des activités variées pour maintenir l’intérêt des participants. « On utilise des bouées pour que les jeunes puissent aller chercher une victime dans l’eau et ensuite effectuer la Position Latérale de Sécurité », détaille Arnaud Cordoba, sauveteur sportif de l’association.
Cette formation ludique enseigne les bonnes pratiques à adopter en milieu naturel, visant à secourir sans prendre de risques inutiles.
Source : France 3 Régions
