Niger : l’AES a-t-elle participé à l’échec de la mutinerie ?
La mutinerie survenue le 29 août à Niamey a été contenue grâce aux forces nigériennes loyales au général Abdourahamane Tiani, avec le soutien des militaires russes de l’Africa Corps, présents sur la base aérienne 101 de la capitale. Cette base accueille également des soldats de la force unifiée de la Confédération des États du Sahel, qui regroupe le Niger, le Mali et le Burkina Faso.
Bien que l’engagement des paramilitaires de l’Africa Corps aux côtés des forces loyalistes semble confirmé, aucune preuve publique ne permet d’affirmer que des troupes maliennes ou burkinabè ont participé directement aux opérations pour rétablir l’ordre à Niamey.
Le communiqué émis par la Confédération des États du Sahel le 29 août ne mentionne aucune intervention militaire de ses membres, mais exprime un soutien clair au Niger, condamnant ce qu’elle qualifie d' »entreprise de déstabilisation » contre l’un de ses États membres.
Lancée en décembre 2025, la force unifiée de l’AES a pour objectif de mutualiser les moyens militaires des trois pays, avec une prévision de 5 000 à 6 000 soldats. Cependant, la mutinerie de Niamey met en lumière la capacité de l’AES à afficher une solidarité politique rapide, tout en soulevant des questions sur l’efficacité opérationnelle de sa force militaire commune.
Source : DW.com

