Nice : une jeune femme meurt dans un institut de beauté, la piste d’une injection clandestine de botox étudiée
La victime, venue pour une prestation esthétique le lundi 27 juillet, a succombé après un malaise survenu dans l’établissement. Les investigations se concentrent sur une possible injection illégale de produits esthétiques.
Trois personnes mises en cause après le décès
Les secours sont intervenus dans l’après-midi du 27 juillet dans ce centre situé rue Auguste-Pégurier. Malgré l’intervention des pompiers et du Samu, la jeune femme n’a pas pu être réanimée.
Trois personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête : deux femmes âgées de 28 et 36 ans, ainsi qu’un homme présenté comme le conjoint de l’une d’elles. Tous trois ont été mis en examen pour exercice illégal de la médecine, homicide involontaire et administration de substances nuisibles.
Les deux femmes ont été placées en détention provisoire dans la nuit du 29 au 30 juillet. Le troisième suspect a été placé sous contrôle judiciaire.
Des seringues et des produits injectables retrouvés sur place
Selon les premiers éléments de l’enquête, la jeune femme aurait reçu une injection esthétique alors que l’établissement déclarait proposer uniquement des prestations liées aux ongles, aux cheveux ou aux cils. Les enquêteurs ont découvert sur place des seringues, des médicaments et divers produits injectables. La piste d’une injection clandestine de botox ou d’acide hyaluronique est étudiée, même si les causes exactes du décès doivent encore être confirmées par les analyses toxicologiques et l’autopsie.
Selon plusieurs sources, la victime aurait reçu une injection accompagnée de lidocaïne, un produit anesthésiant, et aurait ensuite subi une violente réaction allergique provoquant un arrêt cardiaque.
Une enquête pour déterminer les responsabilités
L’instruction devra établir les circonstances précises du drame et le rôle joué par chacune des personnes mises en cause. Les investigations devront également déterminer si de telles pratiques illégales avaient déjà été réalisées dans cet établissement. Les enquêteurs pourraient remonter plusieurs années en arrière afin de vérifier l’existence d’autres injections clandestines.
Les autorités sanitaires alertent depuis plusieurs années sur les dangers liés aux injections esthétiques réalisées en dehors du cadre médical, notamment lorsque les produits ou les conditions d’intervention ne sont pas contrôlés.
Source : Nice Mag


