Neuroleptiques et constipation : vigilance indispensable !

Neuroleptiques et constipation : vigilance indispensable !

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) alerte sur le risque de constipation, parfois sévère, associé à la prise de neuroleptiques. Cette situation nécessite une vigilance accrue et une prévention adaptée pour éviter des complications graves.

La constipation causée par les neuroleptiques est un effet indésirable bien documenté, souvent attribué à leurs propriétés anticholinergiques. Bien que fréquemment mentionnée dans les notices, cette complication peut, dans certains cas, mener à des situations critiques, y compris des décès.

En collaboration avec des représentants de la psychiatrie, l’ANSM recommande aux praticiens de prêter attention à plusieurs éléments :

  • Associations médicamenteuses : Il est essentiel d’éviter une accumulation de médicaments ayant des effets anticholinergiques.
  • Surveillance du transit : Les professionnels doivent surveiller de près le transit et les fonctions digestives des patients, en détectant rapidement des signes d’alerte tels que douleurs abdominales ou constipation sévère.
  • Prise en charge rapide : En cas d’atonie colique aiguë, un traitement approprié doit être instauré rapidement, pouvant inclure l’arrêt des antipsychotiques ou même une intervention chirurgicale si nécessaire.
  • Vigilance accrue pour les patients âgés : Les personnes de 60 ans et plus sont particulièrement sensibles aux effets indésirables des neuroleptiques.

Conduites à tenir

L’ANSM préconise plusieurs mes à suivre :

  • Évaluation de la charge anticholinergique : Utiliser des outils comme le calculateur Omedit pour évaluer les prescriptions.
  • Traitement préventif : Installer un traitement préventif dès le début du traitement par neuroleptique si des facteurs de risque de constipation sont identifiés.
  • Mes hygiéno-diététiques : Encourager l’hydratation, une alimentation riche en fibres et une activité physique adaptée.
  • Éducation des patients : Former les patients et leur entourage à reconnaître les signes d’alerte et à consulter rapidement.
  • Suivi régulier : Interroger fréquemment les patients sur leur transit intestinal, même en l’absence de plaintes.

L’ANSM insiste sur la nécessité d’une vigilance constante pour prévenir les complications liées à la constipation chez les patients sous neuroleptiques.

Source : ANSM, 11 juin 2026

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