Passe d’armes entre Muselier et Ciotti sur le retrait de Nice des JO d’hiver 2030
Le retrait de Nice de la carte des JO d’hiver 2030 a déclenché un vif affrontement politique. Renaud Muselier, président Renaissance de la région Sud, et Éric Ciotti, maire UDR de Nice, se sont accusés mutuellement de la responsabilité de cet échec.
Le comité d’organisation des JO d’hiver 2030 a confirmé le regroupement à Lyon des épreuves de glace initialement prévues à Nice. Cette décision fait suite à plusieurs semaines de tensions, notamment en raison du refus d’Éric Ciotti d’installer une patinoire provisoire au stade de l’Allianz Riviera, qui accueille également les matchs de l’OGC Nice, ainsi que de l’impossibilité de trouver une alternative pour les épreuves de hockey.
Dans un échange de lettres, Renaud Muselier a qualifié de « choix politique » le refus du maire de prêter le stade, soulignant que Nice devait être le « cœur battant » des JO. Il a également évoqué les pertes financières engendrées par ce retrait, estimant les retombées touristiques et événementielles directes perdues entre 180 et 280 millions d’euros, et un impact global pouvant atteindre entre 800 millions et 1,1 milliard d’euros, incluant les investissements d’infrastructures et les dépenses de sécurité.
Éric Ciotti a réagi en qualifiant ces chiffres de « calcul grotesque ». Dans sa réponse, il a accusé Muselier d’avoir échoué à défendre les intérêts de la région et a insisté sur le fait que les investissements nécessaires pour le territoire seraient réalisés, indépendamment de la situation des JO.
La ville de Nice devait accueillir des disciplines telles que le hockey, le patinage artistique, le curling, le short-track, ainsi qu’un des villages olympiques et un centre des médias.
Source : 20 Minutes
