Dix ans après sa mort, Muhammad Ali reste une figure emblématique
Le 3 juin 2026, le monde a commémoré le dixième anniversaire de la disparition de Muhammad Ali, celui qui se faisait appeler « The Greatest ». Sa proclamation, initialement perçue comme une vanité, a été réaffirmée par l’histoire et la culture populaire, notamment à travers l’expression « Greatest of All Time » (G.O.A.T.), popularisée par le rappeur LL Cool J en 2000.
Depuis 2024, l’actualité remet Ali au premier plan. En 2025, Kinshasa a célébré le cinquantenaire du « Rumble in the Jungle », combat emblématique où Ali a reconquis son titre contre George Foreman. Cette année-là, Mike Tyson, une autre légende de la boxe, était présent. En 2026, une série produite par Amazon Prime et Outlier Society, intitulée The Greatest, met en lumière la vie d’Ali, avec Jaalen Best dans le rôle principal.
Ali n’est pas seulement reconnu pour ses victoires sur le ring. Dans le film Creed II, le promoteur Buddy Marcelle souligne que, dans l’histoire de la boxe, seuls quelques champions restent gravés dans la mémoire collective. Ali avait non seulement des titres, mais aussi un récit captivant.
Né Cassius Clay, il a été le champion olympique audacieux, le boxeur qui prédisait le round de ses victoires, et un fervent défenseur de ses convictions, refusant de servir dans l’armée pendant la guerre du Vietnam. Sa vie a été marquée par des combats historiques, notamment contre Joe Frazier et George Foreman, et par son courage face à la maladie de Parkinson, culminant en 1996 lorsqu’il a allumé la flamme olympique à Atlanta.
Ali a su se réinventer en tant qu’artiste, participant à des productions théâtrales et enregistrant des albums musicaux, tout en interagissant avec des figures de la culture afro-américaine. En France, il a même débattu avec Bernard Pivot sur des sujets cruciaux tels que le racisme et la fierté noire.
La bande dessinée, un médium souvent en phase avec les évolutions culturelles, a également exploré les multiples facettes d’Ali. En 1978, Superman vs. Muhammad Ali, écrit par Dennis O’Neil et illustré par Neal Adams, présente un duel entre le boxeur et le super-héros, illustrant la puissance d’Ali au-delà du ring. Plus récemment, des œuvres comme Muhammad Ali de Sybille Titeux de la Croix et Amazing Améziane ont revisité sa vie, tandis que Chaos debout à Kinshasa de Thierry Bellefroid et Barly Baruti explore le contexte politique et culturel du combat de 1974.
Ces travaux témoignent de la plasticité d’Ali dans la culture populaire, où il est devenu tantôt héros, tantôt symbole politique. Sa vie, riche en récits, continue d’inspirer et de fasciner, prouvant que son héritage perdure au-delà des années.
Source : ActuaBD
