Mort de Louis à Narbonne : Un suspect de Toulouse, un autre du Tarn parmi les cinq mis en examen
Le jeune homme de 17 ans, battu à mort dans la nuit du 19 au 20 juin 2026 sur un chantier à Narbonne (Aude), a été tué par cinq individus âgés de 16 à 20 ans, dont l’un réside à Monestiés dans le Tarn et un autre à Toulouse. Les suspects ont été mis en examen et écroués. En partie passés par les foyers de l’ASE, ils ont tous reconnu les violences.
Les cinq jeunes ont rapidement été identifiés grâce aux images de vidéosurveillance et à un important travail de téléphonie, selon des sources policières. Ils ont été interpellés, puis mis en examen mardi 23 juin 2026 pour assassinat et placés en détention provisoire. L’un d’eux réside à Monestiés, un village de 1 400 habitants situé au nord-ouest de Carmaux (Tarn). L’autre est originaire de Toulouse.
Selon le Midi Libre, les cinq individus n’avaient aucun casier judiciaire. Cependant, au moins trois d’entre eux étaient déjà inscrits au fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Certains avaient également séjourné dans un centre éducatif fermé, une me réservée à des mineurs faisant l’objet de procédures pénales.
Les mis en cause, dont l’un aurait entretenu un différend avec la victime, lui auraient donné rendez-vous à Narbonne, où il était de passage, sous un prétexte fallacieux. « Le mobile du crime (.) demeure pour l’heure inconnu. Il est cependant d’ores et déjà possible d’affirmer qu’il est sans aucun lien avec un motif d’ordre racial », a indiqué le procureur de la République de Narbonne, dans un communiqué destiné à « rectifier les informations erronées relayées par certains médias et sur les réseaux sociaux ».
Trois des mis en examen sont connus des services de l’ASE, mais aucun n’était placé au sein de la structure accueillant Louis. Ce dernier était hébergé provisoirement au sein d’une structure de l’ASE à Narbonne depuis mai, « en accord avec les parents et à leur demande », a déclaré Chloé Danillon, vice-présidente du département de l’Aude déléguée à la protection de l’enfance.
Le jeune homme avait déposé plainte le 11 mai « pour des faits mettant en cause d’autres jeunes sans aucun lien avec les mis en examen », a précisé le procureur, Jean-Philippe Rey. De plus, le 12 juin, onze jours avant sa mort, il s’était rendu dans une gendarmerie du Tarn pour « y dénoncer des faits de violences en réunion », sans toutefois déposer plainte.
L’information judiciaire désormais ouverte devra établir le rôle exact de chacun des cinq mis en cause.
Source : Midi Libre
