Mobilisations en Alsace : Colère des policiers, agents EDF et étudiants
Ce mardi, une large mobilisation a eu lieu en Alsace et à Paris, rassemblant policiers, agents d’EDF et étudiants, tous en quête de revendications spécifiques.
Les policiers alsaciens à Paris
Il est inhabituel de voir des policiers défiler dans les rues, généralement chargés de la sécurité des manifestations. Cependant, ce mardi, près d’une centaine de policiers ont pris le train depuis Strasbourg et Mulhouse pour participer à une grande manifestation entre le rond-point des Champs-Élysées et l’Assemblée nationale. Le syndicat Alliance Police a organisé cette journée d’action pour réclamer des augmentations salariales et plus de moyens. Stéphane Bonardi, secrétaire départemental du Haut-Rhin, a souligné que les départs à la retraite et les mutations n’étaient pas compensés dans son département, affectant les sites de Mulhouse, Colmar et Saint-Louis, ainsi que les effectifs de la police aux frontières.
À l’écluse de Marckolsheim, grève pour défendre le « tarif agent »
Les agents de l’écluse EDF de Marckolsheim sont en grève depuis lundi soir, entraînant l’interruption de la navigation sur le Rhin. Dès 7 heures ce mardi, le site était occupé par les salariés, à l’appel de la CGT, en raison de la remise en cause du « tarif agent », un prix préférentiel de l’énergie. Philippe Charpentier, responsable CGT, a déclaré : « Nous bénéficions de prix avantageux sur l’électricité et le gaz, et il est question de les plafonner ou de les surtaxer ; c’est une attaque de notre statut et de notre rémunération. » Environ 200 personnes des industries électriques et gazières (IEG) alsaciennes ont participé à la mobilisation. EDF a précisé que cette grève n’affectait pas la continuité de la fourniture d’électricité.
La CGT du Crous et des étudiants manifestent à Strasbourg
À Strasbourg, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant le restaurant universitaire Esplanade, à l’appel de la CGT Crous et de plusieurs organisations étudiantes. Ils ont manifesté contre l’austérité et la précarisation des Crous et de l’enseignement supérieur. Les manifestants dénoncent l’insuffisance des moyens alloués au Crous, en dépit de la surcharge de travail liée à la mise en place de repas à 1 € pour tous, ainsi que les conditions d’études des étudiants non européens, soumis à des droits d’inscription différenciés et privés d’aide au logement.
Ces mobilisations illustrent une tension croissante parmi différentes catégories de travailleurs et d’étudiants, qui se sentent sous pression en raison des conditions de travail et de l’accès aux ressources.
Source : DNA

