Après des années enfermés dans les labos, quelle nouvelle vie pour les animaux ?
Ketua, Malili, Mata et Manchu, quatre macaques crabiers, ont découvert leur nouvelle volière à la fin de l’année 2022. Ces animaux, précédemment utilisés dans des laboratoires, ont été recueillis aux Terres de Nataé, un parc et refuge animalier situé à Pont-Scorff, dans le Morbihan. Ils bénéficient d’une retraite qui leur évite l’euthanasie, une issue tragique pour la majorité des animaux utilisés à des fins scientifiques. « Dès la reprise de l’ancien zoo un an plus tôt, la réhabilitation d’animaux ayant servi à la recherche était un objectif », explique Sébastien Musset, directeur du site.
Le recours à des animaux dans la recherche scientifique soulève des questions éthiques et législatives. En France, la loi sur la protection animale impose des normes strictes concernant l’utilisation d’animaux pour la recherche, et des efforts sont déployés pour améliorer leur bien-être. Selon des données récentes, environ 1,5 million d’animaux sont utilisés chaque année en France pour des expériences scientifiques, mais de nombreuses initiatives visent à réduire ce nombre et à favoriser leur réhabilitation.
La réhabilitation d’animaux issus de laboratoires est un enjeu crucial, non seulement pour leur bien-être, mais aussi pour sensibiliser le public aux conditions de vie de ces animaux. Des refuges comme les Terres de Nataé jouent un rôle essentiel dans cette démarche, offrant une seconde chance à des animaux qui ont connu des vies difficiles.
Source
La Croix

